Antonio Scurati
Antonio Scurati
Été 1943. Le régime de Benito Mussolini s'effondre, et avec lui les certitudes d'un homme autrefois tout-puissant. Isolé, fragilisé, puis replacé à la tête d'un État fantoche sous tutelle nazie - la République sociale italienne ou République de Salò -, le Duce assiste à la lente agonie de son pouvoir tandis que l'Italie sombre dans le chaos. Résistants et fascistes s'affrontent, plongeant le pays dans la guerre civile. Dans le même temps, en étroite collaboration avec l'Allemagne nazie, le régime intensifie la persécution des Juifs, jusqu'à leur déportation vers les camps d'extermination.Ce dernier volet de la fresque magistrale d'Antonio Scurati nous montre que la chute du dictateur n'est pas seulement un crépuscule historique : c'est une plaie qui ne cicatrise pas. Car au moment où tout semble finir, une autre histoire commence - celle d'un pays qui, faute de procès exemplaires et d'un véritable travail de mémoire, laisse survivre les silences, les compromissions et les héritages du fascisme.
Italie, 1940. Mussolini entraîne son pays dans une guerre dont il ne mesure ni l'ampleur ni le chaos qu'elle provoquera. Tandis que ses troupes, mal préparées, s'enlisent sur tous les fronts - Afrique, Balkans, Russie -, le régime fasciste vacille. À Rome, le Duce s'enferme dans l'illusion du pouvoir, tiraillé entre les exigences d'Hitler, les manoeuvres de ses proches et sa liaison avec Clara Petacci.Dans ce quatrième volet magistral, Antonio Scurati mêle archives et fiction pour raconter l'effondrement d'un pouvoir déconnecté du réel. Une fresque implacable où l'horreur des combats répond à la décomposition morale d'un régime à l'agonie.TRADUIT DE L'ITALIEN PAR NATHALIE BAUER
Anne Bouillon est avocate. Défendre les femmes, plaider leur cause, est le combat de sa vie. Elle écoute ce qu'elles disent et ce qu'elles taisent. Dans les plis de sa robe se cachent leurs mots et leurs silences. Lorsque ses clientes poussent la porte de son cabinet, elles n'entrent jamais seules. Il est question de couple, d'union et de désunion, d'argent, de sexe, de violence, de parentalité. À partir des mots au coeur du débat public - " consentement ", " féminicide ", " emprise "... -, Anne Bouillon raconte la manière dont la loi française traite les violences sexistes et sexuelles. Pendant trop longtemps, la parole des femmes a été suspecte. À travers les histoires des clientes, les récits de leurs procès, Anne Bouillon porte la voix de ces inconnues, qui viennent de toutes les couches de la société. Il est temps de leur apporter la justice qu'elles méritent.
Mai 1938. Quelques semaines après l'Anschluss, Hitler se rend en visite officielle en Italie. C'est le début d'une mécanique implacable qui mène au pacte d'acier italo-allemand et à un durcissement de la politique antisémite italienne.
Rome Noir ne met pas en scène la ville éternelle figé dans la splendeur de son passé. Elle nous donne plutôt à voir ce qu'est la vie et la ville de Rome aujourd'hui. Les seize auteurs, connus dans le milieu du polar et du thriller, n'hésitent pas à aborder les travers et contradictions de la société romaine sous l'ère Berlusconi. Exclusion, immigration, racisme quotidien sont des thèmes récurrents de l'anthologie, sur fond d'histoires toujours noires, contemporaines et engagés. Les nouvelles oscillent entre fantastique, atmosphère romantique et questions sociales et témoignent de la vitalité du genre noir en Italie. Avec la participation de Boosta, Gianrico Carofiglio, Marcello Fois, Cristiana Danila Formetta, Enrico Franceschini, Giuseppe Genna, Maxim Jakubowski, Nicola Lagioia, Carlo Lucarelli, Francesca Mazzucatto, Antonio Pascale, Tommaso Pincio, Evelina Santangelo, Antonio Scurati, Diego de Silva et Nicoletta Vallorani.
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" JE SUIS L'ITALIE, JE SUIS LE FASCISME, JE SUIS LE SENS DE LA BATAILLE, JE SUIS LE DRAME GRANDIOSE DE L'HISTOIRE. "Février 1925. Depuis trois ans, Benito Mussolini a obtenu les pleins pouvoirs. Il règne en maître incontesté sur l'Italie. À la tête du Parti national fasciste, il a évincé ses principaux rivaux. Adoubé par le roi d'Italie et le pape Pie XI - pour qui il est " l'homme de la providence " -, le Duce suscite l'adoration du peuple qui reconnaît en lui une force irrésistible. De 1925 à 1933, ce roman raconte les huit années pendant lesquelles la mécanique implacable du fascisme étouffe les dernierssursauts de la démocratie et propulse l'Italie dans une guerre coloniale violente en Libye.Dans ce deuxième tome, un récit puissant et des archives passionnantes se répondent d'un chapitre à l'autre.Antonio Scurati restitue avec brio l'ascension de Mussolini, cet autocrate féroce, bourreau de travail, qui ne craint pas de forcer le destin en proclamant : " Mon successeur n'est pas encore né. "
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" Inutile de le nier, je suis comme les bêtes : je sens l'air du temps. "Le 23 mars 1919, le groupuscule Faisceaux de combat est constitué à Milan par Benito Mussolini, un obscur journaliste et activiste. Le 3 janvier 1925, désormais chef du gouvernement italien, le même Mussolini assume ses responsabilités dans l'enlèvement et l'assassinat d'un député qui s'était opposé àC'est le début du régime fasciste.Il a fallu seulement six ans à cet agitateur populiste et sans scrupule pour devenir le dictateur charismatique qui fascine tout un peuple. Le romancier italien Antonio Scurati a reconstitué minutieusement les faits et gestes de l'ascension du Duce sous la forme d'une fiction, et l'a confrontée à un choix de documents historiques - correspondances, articles de journaux, extraits de discours, affiches. Ces deux récits alternent en courts chapitres et se répondent de manière vertigineuse. C'est l'Histoire qui s'écrit sous nos yeux, comme si nous en étions les contemporains, et que l'on redécouvre avec curiosité.M, l'enfant du siècle est une tentative passionnante, vivante et neuve, de raconter notre Histoire.Traduit de l'italien par Nathalie Bauer