Antonin Crenn
Antonin Crenn
Fin observateur du monde qui l'entoure, Martin se pose beaucoup de questions, aussi, cherchant des explications à tout, élucubrant de savantes ratiocinations, scientifiques, mathématiques, logiques. Le monde de Martin est ainsi clair comme de l'eau de roche - cette même eau vive qui serpente dans le square, et dans laquelle se noient les beaux garçons. Un livre simple sur des choses compliquées.
Un père emmène seul ses deux enfants en vacances. La maison familiale, les enfants la connaissent par coeur, ils y passent tous leurs étés. Il n'y a pas grand-chose à faire là-bas, c'est la campagne. Une année, le père a une idée : ils vont traverser la France en train pour aller au bord de la mer, comme quand il était petit. C'est le début d'une grande aventure. « Le garçon et la fille comprennent que ce sera un voyage important pour eux aussi, mais ils ne savent pas pourquoi. Ils le sauront plus tard. Le père, lui, le sait sûrement déjà : il n'a pas choisi ce moment par hasard, il sait que chaque moment compte.»
Contributeurs et contributions : Antonin Crenn // Ce serait un risque Charlotte Monégier // Conte à rebours Christine Monot // Ma nuit dans les catacombes Dorothée Coll // Dans mon dos Eve Vila // Des poneys et des pains au chocolat Florian Bardou // Des heures innommables Grégory Rateau // K.-O. Jean-Eudes Foumentèze // Lois nouvelles Jean-Jacques Camy // La grand-mère Julien Boutreux // Deux ex machina Martin Zeugma // Si les films de merde n'existaient pas, on s'embrasserait moins au cinéma Mehdi Ikaddaren // Tu ne sais rien Paul Victor // Si jamais j'entends encore une fois // Le droit du fol Rémi Perronne // Du mauvais côté de la barrière Romane Gonzàlez // Poussières de plomb Stéphane Rosière // All Tomorrow's Parties Sophie Stern // Ce qu'il y a d'humain en nous résiste Tom Saja // Baby Blues Yvan Robberechts // T'es mort, c'est pour la vie Visite guidée de la maison d'édition L'Ourse brune
Les contributeurs : Alexandre Nicolas, Antonin Crenn, Axel Sourisseau, Dorothée Coll, Gwenn Audic, Jean-Claude Leroy, Myriam OH (Ould-Hamouda), Tom Saja & Yan Kouton Éditeur à l'honneur : Le Réalgar Édito : Gwenn Audic, un geste originel Quand l'art se départit de la culture, quand la création se départit de l'art, on se retrouve avec quelqu'un qui se débat avec la vie comme avec soi, comme avec l'univers. Gwenn Audic est un être du mouvement, du placement du corps impossible dans l'impossible espace [...] Elle est aussi un poète qui ne mâche pas ses mots ; qu'elle croque ou qu'elle (se) démasque, ses textes sont résolument implacables. L'artiste-peintre se trouve conviée ici, puisqu'elle a dû quitter une certaine danse, pour cause d'accident, et presque par dépit passer à la peinture. Or c'est toujours la même en couleur ou trait pour trait, en son geste de naître à quelque monde irréel qui se fait passer pour le nôtre. Gwenn Audic n'habite pas les murs, elle les subit, lignes droites ou angles lui sont hostiles, pour elle tout doit être rondeur et frisson, absolument vivant ; l'objectivation est son enfer. Elle peint les corps et les arbres, les humeurs et les attaches, bâtissant sans relâche de nouvelles modalités. Le corps résiste au corps, tente toujours la même évasion, ou seulement la rêve à l'envers d'une humiliation. Ce qui retient le corps à la terre ne saurait l'empêcher de se décoller. [...] Jean-Claude Leroy
Couverture : © Jacques Cauda Les contributeurs : Alexandre Nicolas, Angèle Casanova, Antonin Crenn, Axel Sourisseau, Bruno Lus, Jean-Luc Manet, Julien Boutreux, Michel Antoine Chappuis, Perrine Le Querrec, Réginald Cornier, Sandra Bechtel, Thibault Marthouret, Vanessa Kientz & Yan Kouton Éditeur à l'honneur : Qupé éditions Édito : Ce hors-série du Cafard hérétique a été conçu avec la complicité de Jacques Cauda, bien sûr, mais aussi de Sandra Bechtel et d'Alexandre Nicolas, deux fidèles contributeurs de la revue, qui ont dressé un portrait de l'artiste ou tout au moins tenté de le faire : « Elles sont quand même bizarres vos questions, non ?? Tu es quand même bizarre comme individu, non ?!! » Ce qui donne à peu près ceci : Jacques Cauda l'Homme : insolent, fiévreux, instinctif. Jacques Cauda l'Artiste : contrasté, audacieux, subversif. Jacques Cauda l'uvre : inclassable, désinhibée, puissante. Jacques Cauda l'Explorateur : sans détours, sans compromis, sans limites. Une personnalité aussi unique que multiple [selon nous] À la production « exotique, préhistorique et inconsciente » [selon lui]. À l'image du Cafard hérétique, donc.
Contributeurs et contributions : Alexandre Nicolas // poèmes (pp. 79-83) Antonin Crenn // Peine perdue (pp. 42-43) Axel Sourisseau // poèmes (pp. 116-117) Brice Gautier // Fin de cycle (pp. 50-55) Cléo Jansen // J'ai vu (pp. 6-7) Fabien Sanchez // Choix de textes issus d'un manuscrit en cours (pp. 10-22) Frédérique Maupu-Flament // Météo maternelle (pp. 104-105) ; Ménage (pp. 106-108) Guillaume Marie // Dans le jeu (pp. 40-41) Jacques Cauda // Sans rien ni titre (pp. 47-49) ; Jean-Luc Manet // Nizhónígo ch'aanidíínaal, Nashoba ! (pp. 73-76) Julien Boutreux // Le dernier kung fu du maître (pp. 68-72) Julien Transy // Suite de poèmes (pp. 44-46) lachaisetriste // Frère de silence (pp. 8-9) Réginald Cornier // Bonne année ! (pp.27-31) Romane González // Métro (pp. 24-30) Romain Paris // Kif-Kif (pp. 31-37) Sandra Bechtel // [Pas] comme tout le monde (pp. 30-33) ; Rêves orphelins (pp. 34-38) Yan Kouton // poèmes (pp. 58-67) Éditeurs invités : Dernier Télégramme La Crypte Photo de couverture et photos intérieures : lachaisetriste
S'il est mort, pourquoi revient-il si souvent ? Les absents, ce sont encore les présents qui les situent le mieux. Théo est de ceux-là. Enfant, il a perdu son père. Vingt ans plus tard, ce deuil refait surface, après le retour soudain d'une vieille connaissance. A priori, les immeubles haussmanniens, le souvenir d'un père, les barricades révolutionnaires et le navire naufragé du commandant Charcot n'ont rien en commun. Mais pourquoi pas ? Loin de mener une enquête rigoureuse, mais en acceptant de se mettre en quête de ses origines et de son passé, Théo imagine des vies qui ne sont pas les siennes, mais qui sont connectées, de près ou de loin, à son état présent. Ainsi s'assemblent peu à peu les pièces d'un puzzle qui n'appartient qu'à lui, et s'adresse à chacun. Après L'épaisseur du trait, entre l'Est parisien et le Finistère, Antonin Crenn poursuit son exploration des espaces et des lignes de fuite. Avec Les présents, il explore une dimension supplémentaire : le temps.
Quand votre maison n'existait que par intermittences, comment faisiez-vous des projets d'avenir ? Le petit monde d'Alexandre, c'est son appartement, son quartier, son lycée, ses tableaux, ses amis. Mais il vit dans un Paris qui nous échappe, un Paris en deux dimensions tel qu'on peut le représenter sur un plan. Il s'en accoutume bien, même si la vie quotidienne de part et d'autre des pliures est parfois compliquée. Pour autant, quelque chose brûle en Alexandre. Que peut-on attendre du monde ? Comment se situer dans un environnement sans horizon ? Dans une ville en mouvement instable, il s'en remet aux espaces et aux lignes de fuite pour faire l'apprentissage de sa propre ligne de vie. Adepte des formes courtes, Antonin Crenn réalise avec L'épaisseur du trait une aventure de grande ampleur. Dans la douceur et la sensualité des gestes, des regards, des architectures, il réenchante le thème du passage à l'âge adulte sous la forme d'un conte urbain à géométrie variable.
Un homme a disparu. Il s'appelait Jules, Napoléon, Prosper, et le nom de son père. Antonin Crenn raconte. Enfant, Jules grandit à Épinal, puis à Tours, suivant les déplacements de son père vétérinaire militaire. Orphelin à quinze ans, il est envoyé à Paris chez le musicien François Delsarte, rue des Batailles. Puis Jules rencontre Elmina à Montmartre et part en Espagne avec elle, embarqués dans l'épopée du chemin de fer naissant. Ils reviennent avec Maurice, leur fils né à Madrid. Quand Jules disparaît, il a cinq ans. Un an plus tard, le drame intime de Maurice et Elmina devient le sort de tout le monde : après les sièges de Paris et l'écrasement sanglant de la Commune, des milliers de pères et de mères sont notés absents. C'est cela aussi que raconte "Rue des Batailles" : une histoire de la violence politique, des démolitions à grande échelle, des bouleversements qui nous dépassent et nous englobent. Autour de la figure absente, Antonin Crenn déroule un brillant récit en spirale, à la fois intime et historique ; traversée éminemment sensible et intelligente du XIXe siècle, en même temps que réflexion sur la mémoire dont nous choisissons ou non d'être les dépositaires.
L'Affaire avec un A majuscule... L'affaire Dreyfus (1894-1906), du nom de cet officier juif alsacien accusé d'espionnage au profit de l'Allemagne, est toujours présente dans nos mémoires. Elle resurgit, au gré de l'actualité, comme une référence historique essentielle. Mais qui était au juste le capitaine Dreyfus ? Y a-t-il eu plusieurs affaires plutôt qu'une ? Le " J'accuse… ! " de Zola en offre-t-il un récit exhaustif ? Et l'écrivain a-t-il été assassiné ? Quels ont été les rôles réels des militaires Picquart et Esterhazy, du politique Clemenceau et de l'écrivain Péguy ? Les dreyfusards sont-ils à l'origine des pétitions ? C'est à ces questions, et à bien d'autres encore, que répond ce livre, tour à tour chronique d'un roman-feuilleton aux multiples rebondissements, plongée dans l'imaginaire de l'Affaire, réflexion sur ses " fake news " et méditation sur son actualité, entre erreurs judiciaires et " nouvel antisémitisme ".
Ces mêmes copains qui, lorsqu'ils devaient former des équipes de foot, refusaient toujours de te prendre, ces mêmes copains te disent ce soir : « Prends-moi. »
La passerage des décombres prospère dans les terrains vagues et les abords des routes et des chantiers ; des coins plutôt tranquilles où jouer quand on est petit, où traîner quand on grandit, où rêver et se souvenir quand l'autre est parti. Cet ouvrage a été couronné du prix Livresse 2018
« Le train, ça m'excite. » « Histoires pédées » est une collection littéraire, érotique et joyeuse du collectif Pou. Ceux qui aiment Antonin Crenn savent qu'il aime prendre le train. Dans les romans et les nouvelles qu'il écrit, souvent, on parcourt des paysages. En train. Le personnage est un garçon, et son voyage est initiatique. Et il lui arrive des trucs, au garçon. Antonin est un peu obsessionnel, c'est vrai, mais il est surtout romantique. Son site : antonincrenn.com