Anouk F.
Anouk F.
Le huis clos d'une rue mixte, variée, inégale, et de ses habitants.La rue de l'école, elle monte. Ou elle descend, c'est selon. En haut, les façades des immeubles sont un peu noires. Plus bas, les villas s'ouvrent sur des allées de graviers blancs. Ici, les habitants trimballent leur passé et bricolent leur présent. Au n° 7, Karine et son fils, Naël, essaient de repartir de zéro, ou plutôt de ne plus y rester. Juste au-dessous, Kamel apprend à être seul avec ses filles, Siryne et Nour. Au n° 24, Julie, la maman parfaite et quadra bien sous tous rapports, se cherche dans cette maison trop grande, dans ce confort qui l'encombre. Au milieu, au n° 12 : l'école publique. Nour disparaît un jour. Qu'ils viennent du haut ou du bas de la rue, les voisins se mobilisent pour la retrouver. Peut-être aussi pour se trouver. L'histoire d'une rue, d'un quartier, d'une société fissurée que l'on peine à rafistoler.
Merci Maîtresse !C'est l'histoire de Carla, qui est venue et qui a dû repartir. Trop vite. C'est l'histoire de Martim, qui aurait préféré ne pas être là, avec nous. C'est aussi celle d'Habib, qui espère chaque matin qu'il y aura sport aujourd'hui. C'est l'histoire de Valentine et de son papa. D'Adriano et de la quiche qu'il a vomie sur sa dictée ce matin. De Timéo, qui n'avait pas de chat mais des griffures quand même. De la corde de Laurence, la directrice, sur laquelle on a un peu trop tiré. C'est leur histoire à tous. Et la mienne, aussi. L'histoire de mon école, de notre école. Et de la vôtre aussi, sûrement.
« Aaron contemplait la silhouette frêle de Mlle Fischer. Bien qu'il fût ivre lors de leur dernière rencontre [...], il se souvenait parfaitement de ses traits. [...] Indépendamment du fait qu'elle était aveugle, Abigail Fisher faisait partie de la catégorie des femmes qu'il n'approchait jamais. Des ingénues sans aucune expérience, affligées des défauts inhérents à leur jeunesse et s'effarouchant pour un rien. Non, vraiment, il n'avait eu aucune raison de penser à cette jeune femme. » Londres, 1853. Aaron Wendell, riche héritier à la réputation sulfureuse, n'imaginait pas que sa vie serait bouleversée par une banale partie de campagne. Pas plus que la jeune Abigail Fischer, qui pensait avoir connu suffisamment de drames pour toute une vie. Dans leur dos, les jalousies s'exacerbent et dans l'ombre, l'ennemi les guette...
« Aaron contemplait la silhouette frêle de Mlle Fischer. Bien qu'il fût ivre lors de leur dernière rencontre [...], il se souvenait parfaitement de ses traits. [...] Indépendamment du fait qu'elle était aveugle, Abigail Fisher faisait partie de la catégorie des femmes qu'il n'approchait jamais. Des ingénues sans aucune expérience, affligées des défauts inhérents à leur jeunesse et s'effarouchant pour un rien. Non, vraiment, il n'avait eu aucune raison de penser à cette jeune femme. » Londres, 1853. Aaron Wendell, riche héritier à la réputation sulfureuse, n'imaginait pas que sa vie serait bouleversée par une banale partie de campagne. Pas plus que la jeune Abigail Fischer, qui pensait avoir connu suffisamment de drames pour toute une vie. Dans leur dos, les jalousies s'exacerbent et dans l'ombre, l'ennemi les guette...