Anne-marie Cheny
Anne-marie Cheny
Une fois un domaine de recherche installé, la question de sa naissance s'efface comme s'il était là depuis toujours. Pourtant, il y a souvent dans les premiers moments de la découverte, matière à épopée. Ce que nous appelons « les études byzantines », c'est-à-dire l'étude de la langue, de l'histoire, de l'art et de la civilisation de l'Empire romain d'Orient durant les douze siècles de son existence (330-1453) ont ceci de particulier qu'elles sont nées sans qu'on les cherche. Aux XVIe et XVIIe siècles, l'attrait pour la Grèce antique est vif. Les voyages vers l'Orient se multiplient. De nombreux savants, avides de compléter leurs connaissances et leurs bibliothèques, missionnent tout un réseau d'aventuriers pour partir en quête de manuscrits. Religieux, diplomates, marchands, érudits, libertins, capitaines de navires parcourent l'Empire ottoman à la recherche de manuscrits grecs antiques. Mais leur méconnaissance de la langue grecque les conduit, heureuse méprise, à rapporter des textes grecs médiévaux : les textes byzantins. Partis à la recherche de la Grèce classique, ils ont rencontré le Moyen Âge grec et la civilisation byzantine. C'est l'histoire de ces bibliothécaires passionnés et philologues irascibles, de ces papes et cardinaux, de ces princes, de ces copistes et de leurs intermédiaires grecs oubliés, de tous ces chercheurs de manuscrits en quête d'un savoir qu'ils allaient finalement constituer que nous raconte Anne-Marie Cheny.
Il existe un décalage entre le rôle effectif joué par les études qualitatives dans les entreprises, qui s'en servent notamment pour accompagner leurs développements, et la place accordée à cette discipline dans la littérature en marketing. Cet ouvrage contribue à y remédier Les méthodes projectives font partie prenante de la stratégie des marques. Elles ont le pouvoir de reformuler un concept, d'optimiser un mix marketing, d'en modifier les structures, les caractéristiques et les fonctions et finalement de les rendre plus cohérents et plus proches des attentes des consommateurs. Après avoir décrit la naissance de ces méthodes en France et le début de leur légitimité dans la plupart des entreprises françaises et internationales, l'ouvrage présente ces différentes méthodes : leurs fondements, qu'ils soient littéraires, philosophiques ou qu'ils relèvent des sciences humaines, leurs modes de fonctionnement, leurs avantages et leurs champs d'application. Tous les exemples développés sont inspirés d'études réelles et récentes. Entre raison et émotion, l'ouvrage donne tous ses droits à l'imagination, s'attachant à montrer ce que l'imaginaire possède comme logiques propres et à quel point il fait partie du réel et constitue le tissu qui nous relie aux objets du monde. Et le lecteur, professionnel du marketing ou étudiant en la matière, apprendra ainsi à utiliser ces « paroles d'images » !
Ce livre révèle un pan méconnu de la culture du premier XVIIe siècle : la part de Byzance dans l'univers mental et intellectuel des lettrés et des savants, et cela à partir d'une étude de cas, celle d'un érudit dont le portrait se dessine, par petites touches, au fil des pages et des chapitres. Il s'agit d'un homme à la personnalité aussi originale qu'attachante : Nicolas-Claude Fabri de Peiresc, qui n'eut que la culture pour épouse. Peiresc fut, en effet, tout à la fois historien, bibliophile, lettré, érudit, collectionneur, ou « amateur » déjà quasi encyclopédique, tel qu'au XVIIIe siècle on l'entendra. Bref, un homme qui veut « savoir tout sur tout », « abrégé de toutes les curiosités du monde », comme le qualifie Rubens. Et c'est aussi, et peut-être avant tout, un extraordinaire passeur de culture, qui transcende toutes les frontières y compris les frontières religieuses.L'originalité ici a été de faire revivre ce lettré à partir d'une bibliothèque, mais non pas une bibliothèque morte, figée, à l'image de la liste - impressionnante - de 4 000 livres (sur les 5 000 qu'il possédait sans doute), dont plus d'une centaine de manuscrits, mais une bibliothèque vivante, une bibliothèque en action. Ainsi sont reconstituées, au quotidien, la vie et la pratique d'un savant dans la première moitié du XVIIe siècle.