Anne-Marie Castelain
Anne-Marie Castelain
En 1913, Catherine et Henri sont propriétaires d'un "café-charcuterie" dans le quartier des Quatre-Chemins, là où Alsaciens et Lorrains voulant rester Français se sont installés après 1870. Le café a ses habitués avec leurs déboires, leur manière de boire et leur ardoise. À seize ans, leur fille Louise est belle à croquer. Ouvrière aux "Allumettes", elle séduit Jules, qui voudrait plus que son amitié...
Marie, petite fille entourée d'une famille aimante, grandit dans un quartier où la vie s'écoule paisiblement... Soudain, c'est le bouleversement : mobilisation, exode, Occupation... et le père qui abandonne brutalement le domicile familial. Entre rires et larmes, Marie nous fait part de son espoir de voir revenir ce père inconstant et pourtant adoré, tout en décrivant la vie quotidienne de cette époque troublée. Malgré la gravité du sujet, l'auteur conduit avec finesse son récit sur le mode allègre d'une petite fille qui mord la vie à belles dents.
Les bateaux reviennent chargés de sardines, les femmes ne ménagent pas leur peine à la conserverie et les petites mains s'agitent à la fileterie. Au port, chacun travaille dur pour apporter de l'argent à la maison et les pêches heureusement sont miraculeuses. Pourtant Angélique aimerait échapper à son destin tout tracé en s'instruisant. La rencontre avec la comtesse de Kéradec, qui l'engage comme apprentie dentellière, va ouvrir les portes de son rêve...
Michèle s'ennuie sur une plage du Pays bigouden et ressasse ses échecs affectifs. À quarante ans, l'avenir ne lui apparaît pas sous les couleurs les plus riantes. Un robuste et amical vieillard viendra la sortir de sa morosité. Après tout, pourquoi l'amour lui serait-il désormais interdit ? Une rencontre providentielle fera basculer sa vie. J'ai laissé filer mon amour de jeunesse, j'ai joué à cache-cache avec un mari enfant, je ne vais pas perdre celui-ci par pruderie. Dans le style fluide qu'on a pu découvrir dans Les Voleurs de soleil, recueil de nouvelles, l'auteur s'essaie avec bonheur au roman et brosse à petites touches un tableau intimiste bouleversant d'humanité, une double histoire d'amour et d'amitié dans cette Bretagne qu'elle aime profondément, de Crozon à Lesconil, en passant par Locronan, Quimper et Pont-l'Abbé.
Artisan ivoirier réputé pour son art, Étienne invente sans cesse de nouveaux sujets et objets. Il coule des jours sereins auprès de son épouse, Marthe. Pourtant, leur vie familiale va atteindre un tournant : leurs deux enfants sont sur le point de quitter le foyer. Suzanne, violoniste de talent, épousera bientôt le pianiste Charles Adams et partira vivre en Angleterre. Quant à André, l'aîné et enfant terrible, après avoir longtemps cherché sa voie, il deviendra négociant en café, voguant jusqu'en Afrique... Malgré tous ces bouleversements, Étienne convoite le prix du meilleur ouvrier de France !
Face à des difficultés financières, Charlotte s'engage auprès d'une famille parisienne en tant que nourrice. Une fois l'enfant sevré, ses employeurs l'appuient auprès de la ferme des Moreau, dont la mère vieillissante nécessite des soins. Se liant rapidement d'amitié avec Célestine, Charlotte se voit confrontée en revanche à l'accueil contrasté de ses deux fils : Gustave, au tempérament intempestif, et Maurice, dont elle n'est pas insensible au charme...
La solitude, pour Michèle Clément, ressemble à une plage où les souvenirs des amours passées se sont donné rendez-vous. Mais les vacances, parfois, ont plus d'imagination que n'en espère une femme esseulée. Au détour d'une galerie d'art, Michèle croise le regard d'Alexandre le peintre. Et son coeur s'emballe. Quoi ? L'homme est susceptible, irascible, brutal... Qu'importe ! Car il est aussi la figure de l'amour.