Anita Nair
Anita Nair
À quarante-cinq ans, Akhila, célibataire et employée aux impôts, n’a jamais vécu pour elle-même. Un jour, elle monte dans un train pour Kanyakumari et partage un compartiment réservé aux femmes.
En 1965, Sreelakshmi, une jeune écrivaine indienne critiquée dans son pays pour avoir osé évoquer le désir féminin en termes crus, met fin à ses jours. Nul ne sait pourquoi, sauf peut-être son amant, qui gardera religieusement l'os de l'un de ses doigts. Cinquante ans plus tard, une fillette découvre par hasard la boîte contenant la relique, et libère sans le savoir l'âme et le secret de Sreelakshmi. A travers ce destin, la grande romancière Anita Nair, l'auteure mondialement connue de Compartiment pour dames, évoque avec sensualité et audace la condition féminine en Inde et dans le monde. Une ode à la liberté et au désir. « Anita sait alterner la compassion tendre et la sensualité d'une haine enragée. Une conteuse percutante. » The Hindu Literary Complement
Avec cette vaste fresque qui embrasse l'Orient du XVIIe siècle, de la Corne de l'Afrique jusqu'à l'Inde, Anita Nair, l'auteur du célèbre Compartiment pour dames se consacre cette fois au passé cosmopolite et à l'héritage épique de son pays natal. En 1659, le Zamorin, tout puissant souverain du royaume de Malabar, s'apprête à célébrer somptueusement la fête du Mamangam. Idris, un marchand itinérant somalien, dont l'oeil d'or engendre émerveillement et incrédulité, est venu assister aux festivités. Par un étrange coup du sort, il va faire la connaissance de son fils, né d'une mystérieuse nuit d'amour neuf ans plus tôt. L'enfant n'a qu'une idée en tête : rejoindre les Chaver, une bande de de guerriers farouches, prêts à sacrifier leur vie pour tuer le Zamorin. Pour le soustraire à ce terrible destin, Idris lui propose de prendre la route à ses côtés. Le début d'un long voyage initiatique vers les mines de diamants de Golconde. Aventures, mystères, sensualité, passions... une plongée dans l'âge d'or de l'Inde moghole, aussi chatoyante et ensorcelante qu'un conte des mille et une nuits. « Une aventure à couper le souffle, une histoire d'amour passionnée, et un voyage à la découverte du grand, du sombre et du mystérieux voyageur, Idris. » The Hindu
A comme Arisi ; B comme Badam ; C comme Cheppankizhangu... La cuisine a son abécédaire et, comme les sentiments, son alchimie. Ne croyant pas à l'amour, Leema est heureuse en mariage, même si, comme dit Komathi, sa cuisinière depuis plus de trente ans, son mari et elle sont comme des arisi appalam, des galettes de riz parfaites en apparence mais totalement insipides !Aussi, quand Shoola Pani, superstar du cinéma indien, fait irruption dans le décor idyllique des collines Anamalai, où Leema se partage entre sa plantation de thé et ses chambres d'hôtes, c'est comme si un grain de sel lui révélait le goût et les multiples états de la passion...Anita Nair, l'auteur du célèbre Compartiment pour dames, renoue avec sa veine intime dans un roman plein de tendresse et de justesse sur deux femmes à la croisée des chemins.
"Un roman qui est comme un dner raffin, dont on savoure longuement chaque bouche pour rester table un peu plus longtemps." India Today Renouant avec la veine la fois sensuelle et engage de Compartiment pour dames, la romancire Indienne Anita Nair nous plonge dans l'Inde d'aujourd'hui, dont chacun des personnages exprime les multiples facettes et paradoxes. Auteur de livres succs, Meera, la quarantaine, doit avant tout son statut social son mariage avec Giri, cadre dirigeant d'une multinationale. Lorsqu'il la quitte brutalement, elle assure seule la survie matrielle de sa famille ses enfants, mais aussi sa mre et sa grand-mre , et prend peu peu conscience du carcan dans lequel l'avait enferm son rle d'pouse exemplaire. Sa route rencontre celle du Pr. J. A. Krishnamurty, alias JAK, climatologue expert en cyclones, dont la fille de dix-neuf ans vgte dans le coma aprs avoir t sauvagement attaque sur une plage. Un voile de silence et de peur entoure l'agression de cette jeune militante fministe, que la police ne peut ou ne veut lucider. Les destines de Meera et JAK se confondent alors. D'une manire aussi fougueuse et inluctable que la venue d'un cyclone.
Bangalore, la cosmopolite Silicon Valley indienne, s'apprête à célébrer la première nuit du Ramadan. Le quartier musulman de Shivaji Nagar brille de mille feux lorsqu'un jeune prostitué est attaqué et brulé vif dans une ruelle sordide... Confiée à l'inspecteur Borei Gowda, quinquagénaire désabusé, l'affaire ne fait que commencer. Un nouveau meurtre similaire est bientôt perpétré, et les témoins évoquent la présence sur les lieux d'une créature d'une grande beauté. Une première piste ? Après Compartiment pour dames et Quand viennent les cyclones, la romancière Anita Nair dévoile avec ce suspense une nouvelle facette de son talent. Sur fond de corruption et de magouilles politiques, L'inconnue de Bangalore nous immerge dans les réalités controversées de l'Inde contemporaine, ses castes, ses fêtes religieuses, ses cinémas porno, ses policiers apathiques et ses créatures ambigües. Une fresque magistrale sur un pays en pleine mutation, écartelé entre tradition et modernité.
Akhila est employée aux impôts. Célibataire, cette quadragénaire n'a jamais été libre de mener sa vie comme elle l'entendait : toujours la fille, la soeur, la tante de quelqu'un, celle qui fait vivre la famille. Sur un coup de tête, elle prend un aller simple pour Kanyakumari, une petite ville balnéaire du sud de l'Inde. Dans l'intimité du sleeping le fameux « compartiment pour dames » qu'elle partage avec cinq autres compagnes, Akhila ose poser la question qui la hante depuis longtemps : une femme a-t-elle vraiment besoin d'un homme pour être heureuse et épanouie ? Compartiment pour dames est le bestseller qui a révélé Anita Nair. C'est un livre délicieux, chaleureux, qui nous ouvre le coeur de ces femmes indiennes dont nous sommes finalement proches, mais c'est aussi un texte engagé sur le sort qui leur est réservé aujourd'hui encore. Durée : 11H00
Il y a des livres qui surgissent du néant pour créer une postérité littéraire sans précédent. Le Satiricon fait partie de ceux-là : on ne sait rien de vraiment sérieux sur son auteur, à part quelques suppositions qui ont varié avec le temps et les professeurs d'universités. Le texte, lui aussi, est balafré de part en part, pourri de lacunes que les siècles eux n'ont pas réussi à combler. Restent des extraits. Dont l'ensemble forment une oeuvre surprenante de modernité. Au détour d'une page, on tombe nez à nez avec un loup-garou saisi d'un délire urinatoire. Ou alors, on se prend à écouter des parodies de déclamationes que chérissaient tant les Romains de l'Empire... Sans parler de sexe, qui fit la réputation sulfureuse de Pétrone. Ce n'est pas pour rien que Pascal Quignard en fait l'origine du roman, sous le signe de la satire, du mélange des genres, pour le dire à la mode d'aujourd'hui, forgeant une généalogie vertueuse du vice. La traduction de Héguin de Guerle a les charmes grivois de la belle infidèle. A déguster avec parcimonie. OSV