André Pieyre de Mandiargues
André Pieyre de Mandiargues
Dans une chambre d’hôtel sordide, Sabine, abandonnée par son amant, choisit un geste ultime pour échapper à la trahison et à la solitude.
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'Ce qui était effrayant pour les enfants, c'était l'inconsistance de l'atmosphère qui régnait autour d'eux. Il allait sans doute se passer quelque chose, mais on ne savait quoi. Tous ces adultes étaient réunis pour ça, décider ce que serait leur vie à eux, les enfants.' En cette fin de XIXe siècle, l'avenir est incertain pour les enfants Sézeneau. Après le drame qui a causé la mort de leur mère, les garçons sont envoyés en pension. Les trois filles, elles, doivent suivre leur père à Saint-Pétersbourg. Là-bas, il leur faut survivre à l'absente et à l'autorité de cet homme adoré mais abusif. Dans une société en pleine évolution, les soeurs vont faire, à mesure des joies et des peines, l'apprentissage de la liberté.
Après un choc affectif atroce, un homme se retrouve "en marge" de sa vie. À Barcelone, dans le sordide quartier de la prostitution, où il a rencontré un semblant de tendresse, il prend conscience de la situation tragique du peuple catalan. L'amour des opprimés l'exalte. Ainsi s'opère la transmutation de la mort volontaire en espoir de vengeance et de libération prochaine. Prix Goncourt
"Dans la chambre, ensuite, elle boucla son bracelet-montre à son poignet et se para d'un collier de boules d'onyx dont elle aimait le poids et qui avaient un peu la couleur de ses prunelles changeantes, mais elle ne prit aucun linge de corps, quoique son soutien-gorge et sa culotte fussent à portée de sa main sur une chaise, et c'est entièrement nue, ce jour-là, que dans le vestibule elle referma sur elle sa combinaison de motocycliste."
À l'occasion du centenaire de la naissance d'André Pieyre de Mandiargues, la collection Poésie/Gallimard réédite en deux volumes l'intégralité de son oeuvre poétique, soit l'ensemble des textes publiés par ses soins augmenté de quelques inédits. Aux côtés des romans, récits, nouvelles, pièces de théâtre et essais qui ont fait le renom de l'auteur de La Marge et du Musée noir, la poésie occupe une place essentielle, peut-être même centrale, tant elle semble, par bien des surgissements, surprises et courts-circuits, au coeur de toute l'oeuvre, à la fois comme révélateur intime et comme enjeu formel. Pieyre de Mandiargues a confié que s'il écrivait des poèmes c'était "dans l'espoir de ressentir à nouveau la fièvre qu'il avait éprouvée à la lecture d'Agrippa d'Aubigné, des élisabéthains, des romantiques allemands, de Coleridge, de Lautréamont et des surréalistes". Ces références, assez éclectiques, suggèrent une grande liberté quant au choix des thèmes et de leur transcription. On peut évoquer une tension, voire une contradiction, entre une inspiration qui laisse toute latitude à l'imaginaire et une écriture qui se veut précise et maîtrisée. André Pieyre de Mandiargues est un baroque qui ne répugne pas au classicisme. Ses poèmes se distinguent en cela et s'identifient aussitôt, comme si la plus chatoyante fantaisie langagière pouvait subtilement, et parfois avec perversité, se laisser entrevoir ou soupçonner sous une stricte parure. Incontestablement, l'oeuvre poétique de Pieyre de Mandiargues est à redécouvrir. Elle propose comme aucune autre dans le siècle cette conjonction des contraires qui ne brime pas la folie onirique au nom de la lucidité, qui ne submerge pas la visée âpre sous un déferlement verbal. "Bien moins que la dictée de l'inconscient, note-t-il, mais beaucoup tout de même, m'intéresse une certaine perfection du vers ou du verset, qui doit presque toujours au travail, sans doute, mais qui le rend incorrigible et pur comme le corps naturel dans sa nudité bouleversante, que l'on regarde avec amour."
À l'occasion du centenaire de la naissance d'André Pieyre de Mandiargues, la collection Poésie/Gallimard réédite en deux volumes l'intégralité de son oeuvre poétique, soit l'ensemble des textes publiés par ses soins augmenté de quelques inédits. Aux côtés des romans, récits, nouvelles, pièces de théâtre et essais qui ont fait le renom de l'auteur de La Marge et du Musée noir, la poésie occupe une place essentielle, peut-être même centrale, tant elle semble, par bien des surgissements, surprises et courts-circuits, au coeur de toute l'oeuvre, à la fois comme révélateur intime et comme enjeu formel. Pieyre de Mandiargues a confié que s'il écrivait des poèmes c'était "dans l'espoir de ressentir à nouveau la fièvre qu'il avait éprouvée à la lecture d'Agrippa d'Aubigné, des élisabéthains, des romantiques allemands, de Coleridge, de Lautréamont et des surréalistes". Ces références, assez éclectiques, suggèrent une grande liberté quant au choix des thèmes et de leur transcription. On peut évoquer une tension, voire une contradiction, entre une inspiration qui laisse toute latitude à l'imaginaire et une écriture qui se veut précise et maîtrisée. André Pieyre de Mandiargues est un baroque qui ne répugne pas au classicisme. Ses poèmes se distinguent en cela et s'identifient aussitôt, comme si la plus chatoyante fantaisie langagière pouvait subtilement, et parfois avec perversité, se laisser entrevoir ou soupçonner sous une stricte parure. Incontestablement, l'oeuvre poétique de Pieyre de Mandiargues est à redécouvrir. Elle propose comme aucune autre dans le siècle cette conjonction des contraires qui ne brime pas la folie onirique au nom de la lucidité, qui ne submerge pas la visée âpre sous un déferlement verbal. "Bien moins que la dictée de l'inconscient, note-t-il, mais beaucoup tout de même, m'intéresse une certaine perfection du vers ou du verset, qui doit presque toujours au travail, sans doute, mais qui le rend incorrigible et pur comme le corps naturel dans sa nudité bouleversante, que l'on regarde avec amour."
Pour dire la "lune", dans un argot de jadis, on disait "soleil des loups". Paru en 1951, ce livre est fait de contes lunaires, situés dans des lieux vagues, sous des ciels brouillés. Ce sont des histoires fantastiques, teintées d'érotisme, bien représentatives de l'art de Pieyre de Mandiargues.
Ce Deuxième Belvédère (1962) prolonge le premier et les pas du "voyant émerveillé". A travers le monde (au Mexique, à Venise, à Salamanque) comme chez les peintres, les écrivains: Ernst, Dubuffet, Péret, Supervielle... Un itinéraire du fantastique, de la violence, de la licence, de l'incontrôlé.
Suivons en Italie Ferréol Buq. Nous découvrirons avec lui le Palais Vocabulaire du père Athanase, avec son escalier en forme d'alphabet. Guidés par la belle Flavia, nous irons dans l'île aux cinq polyèdres platoniciens. Et, tout au sud, dans les Pouilles, nous assisterons à la mort rituelle des femmes de Borgorontondo...
"Point de programme arrêté, mais des aventures, qui sont plutôt des mésaventures, des histoires sorties des vacances du coeur, prennent forme plus ou moins précisément, sans que l'on sache bien si elles sont projetées, parfois comme à rebours, sur un écran tendu dans la fumée, ou si elles sont récitées, par des acteurs moins professionnels que dilettantes, sur une scène improvisée entre deux lampes à pied dressées devant un rideau vague, ou si elles sont racontées par des personnes que l'on écoute avec un peu d'irritation et que l'on se refuse à croire. Le propre de ces aventures ou de ces histoires est de choquer le spectateur ou l'auditeur."
Le mot "mascarets" désigne un remous ou une grande vague qui va à contre-courant. Il intitule également le dernier des huit récits du présent recueil et le recueil en sa totalité. Dans ces nouvelles l'amour, le désir, le rêve et la mort sont comme les sommets d'un espace imaginaire où l'invention érotique s'allie à l'invention fantastique, où le mystère est soutenu par le réalisme et où le principe d'incertitude est souverain. Les lieux de la narration sont Paris, Venise, la Normandie, le sud de l'Espagne ou de l'Italie. Et partout, à la façon du mascaret, "l'amour sort du futur avec un bruit de torrent et se jette dans le passé pour le laver de toutes les souillures de l'existence".
"Le voile blanc d'une épousée Recèle une pensée noire Qu'il est trop tôt pour dégainer. Si elle sait déjà Son chemin prédestiné Vers le coeur battant de l'époux, Plein d'amour et de beau sang rouge."
André Pieyre de Mandiargues projetait de réunir les textes de ce Quatrième belvédère. Il les a d'ailleurs tous publiés de son vivant. On retrouve donc ici le plaisir de le suivre dans les caprices de son immense curiosité littéraire et artistique, qui le fait sauter des libertins du XVIIe siècle au Paris de Nerval. Du philosophe maudit Weininger à Italo Svevo, en passant par Giovanni Papini et De Chirico. Du goût de la viande de requin, à son tour mangé par un homme, à la symbolique de la rose. De Théophile Gautier, "une sorte de hippie", à Pauline Réage. D'Octavio Paz à Pierre Jean Jouve, Julien Gracq, Francis Ponge. Il faut le suivre, aussi, quand il attribue définitivement à Hoffmann un chef-d'oeuvre érotique, Soeur Monika, en appuyant sa démonstration sur un plat de macaronis ! Surtout, cet ultime Belvédère offre un superbe point de vue sur les peintres : Bellmer, Dubuffet, Balthus, Max Ernst, Magritte, Wifredo Lam, Klossowski... Et combien est émouvant le prologue, "Là-dedans", exploration du moi le plus intime.
"Cette "nuit séculaire" est celle du 31 décembre 1899 au 1er janvier 1900. Plus précisément, semble-t-il, qu'entre 1900 et 1901, elle lève le rideau (puisqu'il s'agit d'une pièce de théâtre) sur le XXe siècle. Dans la totale obscurité qui pèse sur le nord de la Scandinavie aux environs du solstice d'hiver, des "personnages fantastiques" vont entrer dans les temps modernes. Le plus fabuleux de ceux-là est la baronne Bjrn, Barbro, qui se rappelle avoir été enlevée et violée en 1799 par Axel de Fersen, dont elle a une fille, Lovisa, laquelle mourra en scène à l'âge de quatre-vingt-dix-neuf ans pour s'y retrouver vivante à l'âge de treize ans et prédire quelques événements grands ou petits du nouveau siècle... Dans la confusion des temps, les marins du croiseur Aurora sont les témoins de l'Histoire, qui, selon la jolie formule d'André Breton, "tombe à côté, comme la neige"." André Pieyre de Mandiargues.
Récit plutôt que roman, bien entendu, le temps de cette dernière "fiction" de Mandiargues n'excède pas un bel après-midi de fin du printemps à Paris. Quoique le personnage masculin y tienne beaucoup de place, le premier rôle est dévolu à une comédienne, à mi-chemin de la courtisane suivant le mot de Baudelaire, qui permet à l'auteur de mettre en scène un theatrum eroticum conforme à son goût, dans une sorte de jardin exotique sous un toit en verrière. Et si la seconde partie du récit fait surgir toute nue du fleuve Seine une certaine Mériem, dont le nom n'est que la forme arabe de l'hébraïque Miriam auquel répondait la comédienne, n'est-ce pas encore l'incarnation théâtrale d'un certain éternel féminin qui, au moyen d'une dague tolédane du XIe siècle, mettra par effusion de sang le point final à l'histoire ?
Le Belvédère (1958) suggère la contemplation. C'est aussi la puissance d'un style, une pureté lexicale à l'affût du beau et du rare. Variations sur les graffiti du Louis XIV du Bernin à Versailles, analyse d'une exposition de Klee à Berne, lecture d'André Breton... Treize textes signés d'un coeur profond.
"Les écrivains, hommes ou femmes, qui ont reçu ce privilège intellectuel de pouvoir jouer avec le pire, je voudrais qu'ils laissent fuser parfois la soupape de sûreté de leur enfer et qu'ils se montrent capables, à force de mots au moins, de balancer leur Pline ou leur princesse Borghèse au grand feu du Vésuve [...]. Je ne crois pas m'écarter de l'objet de cette introduction à un vieux livre assez abominable, mais que j'avoue chérir et qui me paraît digne d'être reconnu, en disant enfin que si j'ai eu des passions, dans ma vie, ce n'aura été que pour l'amour, le langage et la liberté. Malgré le désir, présent en moi toujours, d'être poli, l'exercice de ces trois passions capitales n'a pu aller, ne va pas et n'ira encore sans quelque insolence. Tant pis, tant mieux."
D'origine italienne, le mot "belvédère" désigne une construction élevée, d'où la vue s'étend au loin. Voici le troisième belvédère de Mandiargues plus massif que les précédents parce que son édification fut de plus longue durée. Reposoirs de la procession, c'est-à-dire de la carrière d'un écrivain, observatoires d'où son regard se pose sur les 'lieux' de la peinture, de la sculpture, de la poésie, de la narration, de l'érotisme ou du voyage qui lui ont donné ses meilleures joies, ces belvédères jalonnent un chemin non pas de croix, mais d'émotions et d'éblouissements.
Cycle majeur de fantasy qui trouve sa place aux côtés du Seigneur des Anneaux, La Belgariade de David Eddings a émerveillé des millions de lecteurs de par le monde.Soudain jaillirent du sol des formes ténébreuses : silhouettes immenses, robes noires, masques d'acier étincelant. Elles surgirent à l'endroit le plus inattendu, entre les rangs mêmes de l'armée. Un jeune chevalier mimbraïque en avisa une à ses côtés et sabra. À l'instant où sa lame traversait l'ombre, il fut frappé par la foudre. Ce'Nedra, la Fiancée de Lumière, crispa la main sur son amulette et ferma les yeux : " Aide-nous, Belgarath ! Nous allons être écrasés ! " À quoi servait de l'appeler ? Sans doute avait-il atteint la Cité de la Nuit, où Torak s'éveillait au milieu des ruines. L'immense geste s'achevait dans le fracas des armes, et l'enfant de la prophétie n'était pas prêt. La guerre de sept mille ans allait finir par la victoire du Dieu-Dragon des Angaraks !
Miracle ? Coup de chance ? Aide surnaturelle ? Toujours est-il que Tatsuya, au bord de l'abandon, parvient à tromper son rival Nitta et à inscrire le point de la victoire, permettant à Meisei de se qualifi er pour le Koshien ! Mais son entraîneur est au plus mal, et il doit être transféré d'urgence afi n d'être opéré des yeux. Ne manquez pas l'un des noeuds scénaristiques du manga culte de Mitsuru Adachi !
"Hommage en forme de ver-luisant, si la poésie est une lanterne, si le poète est un insecte éteint dans ce pluvieux matin d'été pourtant." Un recueil original d'André Pieyre de Mandiargues (1909-1991), paru en 1960.
ENSEMBLE, REPRENONS NOTRE PAYS EN MAINJean-Pierre Gorges est député-maire de Chartres, il est candidat à l'élection présidentielle de 2017, il crée un nouveau parti politique : La France c'est vous ! Cet informaticien et gestionnaire de formation, entré en politique à l'âge de 48 ans alors qu'il était directeur des systèmes d'information dans un groupe bancaire français, a décidé de créer un nouveau parti politique. Indépendant des partis et de leur système fonctionnarisé, sa désolation face à l'état de la France et des échecs de ses gouvernements successifs, de droite comme de gauche, s'est muée en moteur.La France c'est vous ! est un mouvement vraiment différent, résolument décentralisé, ouvert sur la société civile et ses talents, seuls à même de rendre aux citoyens les clés de leur pays. Faire appel à ceux qui font plutôt qu'à ceux qui disent, s'appuyer sur un État réformé, rendu à ses fonctions régaliennes, et garantir les libertés individuelles. Avec ce livre tonique, ancré dans le réel, Jean-Pierre Gorges invite à refuser la dérive des extrêmes, à se ressaisir pour retrouver confiance en l'avenir, avec une gouvernance du pays soucieuse des deniers publics. Un remède au déclin.
« Les « monstres » de Bomarzo sont de grands monuments bizarres, qui se trouvent en Italie, non loin d'Orte, dans la province de Viterbe. »André Pieyre de Mandiargues
Feu de braise (1959) tient autant de l'art du peintre que de celui de l'écrivain. Ces nouvelles basculent dans la plus pure fantasmagorie. L'écriture allie splendeur et sensualité à une violence énigmatique. Des textes comme des rêves dont la trace demeure par-delà le sommeil.