Andre Miquel
Andre Miquel
Entre mémoires intimes et réflexion historique, La corne de l'abondance retrace le parcours d'un homme ayant navigué entre les vagues de son siècle.
Récit d'inspiration dystopique dont le personnage principal, Hector, est le référent d'une cité expérimentale, la VILLE HAUTE, où l'on teste une nouvelle manière de neutraliser les consciences en s'attaquant au langage pour le dissocier de sa fonction ludique, poétique, transgressive donc émancipatrice, et réduire ainsi son pouvoir de transformation de la réalité, des individus. Hector évalue la mise en oeuvre de ce processus au terme d'une inspection journalière durant laquelle il visite divers lieux stratégiques de la ville: Hôpital, tribunal, jardin public ou simplement la rue. Chacun de ces endroits devant être révélateur des avancées d'un conditionnement insidieux, d'un assèchement de l'être. Un jour, exaspéré par cette anesthésie rampante dont il ne peut se résoudre à être le vecteur passif, il rejoint par hasard BASSE VILE, la ville primitive que l'on a isolée pour y parquer les récalcitrants ayant refusé de collaborer au projet de cette cité idéale qu'il veut désormais fuir. Il y retrouve les traces pétrifiées d'un passé qu'il réinvestit, un père qui s'immole dans la nostalgie des souvenirs, l'intensité crue d'émotions renouant avec cette vivacité éruptive de la vie. Mais les guetteurs veillent pour maintenir le confort dilatoire des habitudes intact.
Quatre essais percutants pour décrypter les échanges culturels entre Orient et Occident à travers la littérature arabe.
Au cœur du Moyen Âge musulman, ce dernier volume de l’œuvre majeure d’André Miquel révèle comment les géographes arabes ont perçu, décrit et imaginé leur monde.
Ce troisième volume définit le regard que le musulman du Moyen Âge pose sur la terre, l'eau, le ciel, les bêtes et les plantes. La terre, à travers ses montagnes, ses déserts, les campagnes et les sols, est inséparable de l'eau perçue essentiellement dans sa fonction nourricière, d'où l'importance de l'irrigation. Le ciel, considéré dans sa relation avec l'homme à travers le climat, surtout la pluie, capitale pour les zones arides où est installé en grande partie le monde musulman. Évocation enfin des bêtes et des plantes, zoologie et botanique cédant le pas à une description fondée sur le rapport de l'homme à la création tel que le définit l'islam.
Comment le Coran a-t-il transformé à jamais la langue et la littérature arabes ? Langue et littérature arabes classiques d’André Miquel, spécialiste reconnu.
7e édition revue et corrigéeOuvrage désormais classique, L'Islam et sa civilisation offre une lecture passionnante d'un espace, d'une culture et d'une histoire immenses. André Miquel se propose de saisir cette histoire globalement, et l'Islam comme un ensemble : un ensemble qui n'est finalement réductible à aucune de ses nations, à aucune de ses époques, mais un ensemble engagé à son tour dans un grand mouvement, celui du monde où il s'inscrit. Des origines jusqu'à nos jours, c'est ce monde qui est ici dépeint, dans toute sa diversité et toute sa complexité. Cette nouvelle édition, à laquelle a collaboré Henry Laurens, en restitue brillamment l'esprit et les caractéristiques à travers une étude précise des faits historiques, des courants culturels et religieux, des paysages géographiques et des structures matérielles de l'Islam. André Miquel est administrateur honoraire du Collège de France où il a occupé la chaire de langue et littérature arabes classiques. Le rayonnement de son enseignement comme ses très nombreux ouvrages et articles le classent parmi les tout premiers connaisseurs de l'Islam d'hier et d'aujourd'hui. Parmi ses publications, on citera La littérature arabe (PUF), Du monde et de l'étranger Orient, an 1000 (Actes Sud), Géographie arabe et représentation du monde : la terre et l'étranger (EHESS), Du désert d'Arabie aux jardins d'Espagne. Chefs-d'oeuvre de la poésie arabe (Actes Sud). Henry Laurens, professeur à I'INALCO, directeur du Centre d'études et de recherches sur le Moyen-Orient contemporain à Beyrouth, vient d'être élu au Collège de France à la chaire d'histoire contemporaine du monde arabe. Il a publié La question de Palestine (Fayard) et, aux éditions Armand Colin, Le Royaume impossible. La France et la genèse du monde arabe, Paix et guerre au Moyen -Orient. L'Orient arabe et le monde de 1945 à nos jours et L'Orient arabe. Le siècle des Arabes (de Mahomet au milieu du VIIIe siècle). L'ère des rencontres : tradition arabe et héritages étrangers (VIIIe-XIe siècle). L'hégémonie turco-mongole et les nouveaux visages de l'Islam (IXe siècle-fin du XVIIIe siècle). Impérialisme et Renaisssance arabe (XIXe-XXe siècle).
Arrivé au soir de sa vie, ayant traversé le siècle, le grand savant qu'est André Miquel nous dit ce que sont la Bible et l'Évangile, comment il s'en nourrit et quelle sagesse il en tire. Entrant en dialogue avec Dieu, sa parole et sa création, il nous offre ici autant de méditations qui ressortent comme des célébrations.D'une écriture alerte et libre, glanant là où il transparaît le désir d'éternité, c'est en chrétien qu'André Miquel nous invite à goûter ce qu'ont d'impérissable les textes sacrés. Sa prose visionnaire révèle la vie comme don. Elle puise dans l'expérience, heureuse souvent, douloureuse parfois, d'une existence consacrée à l'altérité.Événements, lectures, réflexions, souvenirs, commentaires s'assemblent en une constellation mêlant introspection et encouragement. C'est à toutes les générations que ce témoin crucial de l'histoire s'adresse, afin de leur transmettre son amour du Verbe fait chair.La confession d'un lettré éminent et d'un croyant convaincu qui a su garder une essentielle humilité et une joyeuse vivacité. Un questionnement incessamment renouvelé de la merveille du monde. Une ode dont la fraîcheur bouleverse, dont le souffle vivifie.Arabisant de réputation internationale, anciennement professeur au Collège de France et administrateur de la Bibliothèque nationale, André Miquel est l'auteur d'une oeuvre remarquée et, en collaboration avec J.E. Bencheikh, d'une traduction inégalée des Mille et une nuits.
De toutes les formes de la littérature arabe, la géographie est sans doute celle qui se révèle la plus propice, par son originalité et son indépendance vis à- vis des conventions littéraires, à l'investigation des structures sociales et culturelles de la civilisation musulmane du Moyen Âge. Le présent ouvrage étudie le contexte culturel du développement de la géographie, ses différentes données, ses rapports avec les conditions socio-économiques du monde musulman et l'histoire de la langue et de la littérature arabe. L'auteur nous livre ainsi l'introduction d'une oeuvre beaucoup plus ambitieuse qui tend à un inventaire cohérent et complet, à travers la géographie, de la conception que se faisait du monde une conscience orientale à cette époque : ce n'est pas l'étude du monde du Moyen Âge oriental, mais celle de la représentation de ce monde.
Après avoir inséré la littérature géographique des Arabes (jusqu'au XIe siècle) dans son contexte culturel, l'auteur entreprend ici l'étude du contenu de cette littérature. Le présent livre est consacré au donné qui (fut, chronologiquement, le premier à être traité : la description de la terre dans son ensemble et des peuples étrangers au domaine de l'Islam. Savant, administrateurs et voyageurs sont conçus ici comme un auteur unique représentatif d'une culture moyenne, définie dans le volume I précédent. Le souci de la connaissance, le goût de l'insolite, l'attachement à l'Islam et aux nécessités de sa défense, composent une représentation du monde une et diverse, proche et lointaine, parfois mythique. De ce monde non musulman émergent surtout les grandes civilisations « inachevées » de l'Extrême-Orient, une Afrique profonde à peine entrevue, des Turcs étrangement repoussés et admis, Byzance enfin, Byzance surtout, où l'on verrait presque la menace institutionnalisée. Le livre s'achève par une mise en place du domaine musulman sur la carte du monde. Les trois autres tomes sont disponibles : t.1, Géographie et géographie humaine dans la littérature arabe des origines à 1050 ; t. 3, Le milieu naturel ; t. 4, Les travaux et les jours.
" Dans le soir presque tombé, la bibliothèque découpait une silhouette de vieille forteresse à demi-ruinée. Entre ces murs vides et meurtris, qui n'abritaient plus, du mieux qu'ils pouvaient, qu'une petite part de leur vieille richesse, restait-il quelque chose de l'institution orgueilleuse [...]? Tout un monde avait disparu, il ne restait plus que Sylvère et Constance, seuls, muets, la main dans la main devant ce désastre qui les assignait à comparaître devant leur éternité. ".