Anatole Le Braz
Anatole Le Braz
Morceaux choisis d'un grand classique : le meilleur de ce recueil de superstitions, usages, légendes et récits traditionnels de Bretagne.
Quand de si nombreuses personnalités réputées et expertes dans leur métier se rejoignent pour contribuer à la rédaction d'un ouvrage, nul ne doute qu'un motif puissant les y incite. La raison en est ici de rendre un hommage à un collègue et ami. Le titre de cet ouvrage, une sorte d'oxymore, résume en une expression toute l'originalité positive qui marque l'engagement profond de Michel Kalika : celui de faire bouger les lignes au sein de la sphère académique en lui insufflant l'énergie de l'entrepreneuriat, en apportant dans le monde des universités et des grandes écoles les vertus du dynamisme de l'entrepreneur. Une carrière universitaire lorsqu'elle est mue par le souhait régulier de changement et par un indéfectible désir de prendre des initiatives comporte à l'évidence des facettes multiples. Ce sont des lieux et on retrouve ici Angers, Poitiers et Tours, Paris, Strasbourg, Lyon et naturellement le monde entier avec un sérieux enracinement récent à Bruxelles et au Luxembourg. Ce sont des thématiques qui vont de l'organisation au numérique en passant par les systèmes d'information et la stratégie. Ce sont des réseaux qui s'alignent du national à l'international, de la recherche à l'entreprise, du professionnel à l'amitié. Ce sont des institutions qui se profilent des universités aux écoles et des associations aux fondations. Les contributions ont été regroupées autour de trois parties. D'abord, le professeur / chercheur qui a produit un grand nombre d'articles et de communications reconnues et a engendré des thèses en nouant avec ses doctorants de forts liens d'estime et de considération réciproque. Ensuite, l'administrateur repéré par les multiples programmes, diplômes, centres, établissements qui ont été créés, animés, développés. Enfin, l'entrepreneur qui a le talent de découvrir une opportunité d'affaires et sait la faire évoluer au gré des contextes en adoptant ainsi les principes de l'effectuation. Dirigé par Jean Desmazes, Jean-Pierre Helfer, Jean-Fabrice Lebraty et Jacques Orsoni. Avec les contributions de : Marie-José Avenier, Pierre-Jean Benghozi, Michelle Bergadaà, Jean-Christophe Bogaert, Alain Burlaud, Françoise Chevalier, Jean-Philippe Denis, Jean Desmazes, Pierre-Louis Dubois, Aurélie Dudézert, Bruno Dufour, Marc Favier, Bernard Fustier, Jean-Pierre Helfer, Sylvie Hertrich, Jacques Igalens, Emmanuel Josserand, Hajer Kefi, Eric Lamarque, Florence Laval, Jacques Lebraty, Jean-Fabrice Lebraty, Paul Le Floch, Katia Lobre-Lebraty, Michel Marchesnay, Ulrike Mayrhofer, Géraldine Michel, Alya Mlaiki, Jean Moscarola, Caroline Mothe, Jacques Orsoni, Jean-Marie Peretti, Yvon Pesqueux, Alexandre Renaud, Gordon Shenton, Patrick Soulisse, Maurice Thévenet, Jacques Thevenot, Isabelle Walsh.
Découvrez les légendes oubliées et les destins tragiques de la Bretagne à travers cinq récits captivants, où mystères, passions et traditions s’entremêlent.
Sur la côte bretonne de Perros-Guirec, un lieutenant des douanes tombe éperdument amoureux de Véfa, la mystérieuse fille du maire. Mais quand il découvre qu’elle est aussi la fille d’un célèbre fraudeur, son devoir et son cœur entrent en conflit.
Au cœur de la Bretagne mystérieuse, La légende de la mort en Basse-Bretagne révèle les récits oubliés de l’Ankou, ce messager de la mort qui hante les landes et les villages.
Sur l’île sauvage d’Ouessant, une légende tenace murmure qu’un pêcheur captura jadis une sirène dans ses filets. En échange de sa liberté, elle en fit le roi de la mer, mais sa malédiction pèse encore sur ses descendants.
1876, phare de Gorlébella. Goulven Dénès, gardien austère, découvre deux cadavres dans une pièce close et écrit son ultime confession avant de se jeter à la mer. Pourquoi ce drame ? Qui sont ces morts ?
BnF collection ebooks - "Lorsqu'un enfant naît de nuit, et qu'il fait claire lune, la plus ancienne des vieilles femmes qui assistent l'accouchée court se poster sur le seuil de la porte pour examiner l'état du ciel, au moment précis où le nouveau-né fait son apparition dans la vie. Si les nuages enserrent à ce moment la lune, comme pour l'étrangler, ou s'ils épandent sur sa face, comme pour la submerger, on en conclut que la pauvre chère petite créature finira un jour noyée ou pendue."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.
Découvrez la Bretagne des pardons, ces fêtes populaires où se mêlent foi, traditions et légendes. Au pays des pardons d’Anatole Le Braz vous transporte au cœur des processions.
Anatole Le Braz nous narre cinq histoires qu'il a récoltées lors de ses inlassables quêtes à travers la Bretagne. Il réussit à nous faire pénétrer les croyances ancestrales du peuple breton, qu'il soit de mer ou de terre. Quelque soient le temps et l'espace, nous marchons aux côtés de ces gens simples et pieux, pour qui la mort était partie intégrante de la vie. Première édition : 1897
Dans la Bretagne du siècle dernier, l'île d'Ouessant - radeau de granit sur l'Océan - est une terre de légendes et de sortilèges. On y évoque les sirènes, douze vierges belles comme des anges mais perverses comme des démons, dont les chants étaient autant d'appels d'amour, propres à séduire le coeur des jeunes hommes. On raconte aussi qu'un îlien en pêcha une dans ses filets. Cet homme était le plus fier et le plus beau des gars d'Ouessant. Elle le fit roi de la mer, les vagues lui apportaient les poissons et les épaves, les vents et les courants lui obéissaient, mais la malédiction des sirènes fut implacable et se poursuit encore sur tous les descendants. Sur les rivages on les entend toujours, et même, par nuit claire, on peut les voir qui tordent aux rayons de la lune leurs longues chevelures ruisselantes. Et les corps des marins perdus roulent sur les lits d'algues et de sable dans les profondeurs océanes. Des personnages extraordinaires traversent cette histoire fabuleuse. Comme Marie-Ange, la belle épouse d'un descendant du Roi de la mer, ou Nola que ceux d'Ouessant surnomment «Strew an Ankou - la mouette de la mort» et qui parle aux goélands. Déjà les mystérieuses puissances de la tempête hurlent autour des demeures, dans le rite démoniaque des vents et de la mer. Le maléfice des Morganes s'accomplira-t-il?
1876, phare de Gorlébella. Goulven Dénès, gardien austère et solitaire, découvre que deux cadavres gisent dans une pièce close. Pourquoi a-t-il écrit son histoire avant de se jeter à la mer ?
Anatole Le Braz (1859-1926) "Les mains appuyées au bastingage, je regardais, dans le crépuscule embrumé d'un pâle matin d'octobre, se lever, de-ci de-là, sur les eaux, des formes d'îles aux contours imprécis, qu'on eût pu prendre aussi bien pour un fantastique troupeau de monstres. La vitesse de notre marche leur communiquait une sorte de vie mystérieuse, dans la clarté trouble du demi-jour où flottaient encore des restes de nuit. On les voyait surgir confusément et, presque aussitôt, s'atténuer, disparaître comme emportées par la fuite mouvante des houles. L'irréalité du décor avait quelque chose d'étrange et de saisissant. Il semblait que l'on assistât peu à peu à l'éveil frissonnant de la lumière et à l'organisation du chaos... Nous entrions au coeur de ce boulevard de la mer qui s'appelle l'Iroise et que borde une double rangée de phares alignés ainsi que des réverbères. Le feu blanc de Saint-Mathieu, dressé très haut dans le ciel, clignotait derrière nous, comme une étoile qui va s'éteindre ; mais, à notre gauche, le feu rouge des Pierres-Noires continuait de brûler dans les profondeurs obscures de l'ouest et dardait sur l'abîme un reflet sanglant. La Louise - un steamer de quelque cinquante tonneaux qui fait trois fois par semaine le service d'Ouessant - donnait tête baissée dans les vagues et les faisait gonfler sur ses flancs en deux bourrelets d'eau sombre, pareils à des glèbes retournées. Les vents étaient propices, on avait sorti toutes les voiles, pour aider à la machine. Nous filions grand largue, quoique d'une allure un peu heurtée. Sur le pont, une dizaine de personnes, y compris le matelot, le mousse et le capitaine. Celui-ci, svelte et vigoureux tout ensemble, le torse moulé dans un tricot de laine bleue, se tenait debout derrière la roue du gouvernail et jetait de temps à autre un ordre bref, en breton. Des femmes du Conquet, assises en groupe sur l'avant, récitaient leur rosaire en commun. Près de moi, un facteur des postes vérifiait le contenu de son sac, classait une à une les correspondances, - de menues lettres de gens de mer, ornées de timbres exotiques, avec de grosses suscriptions tremblées." Recueil de 3 nouvelles qui sentent la Bretagne d'autrefois.
Anatole Le Braz (1859-1926) "Il est, aux alentours des vieilles villes bretonnes, des vestiges, des tronçons d'anciennes routes que l'herbe a depuis longtemps envahies, que les pluies ont défoncées par places, mais qui gardent, jusque dans leur détresse, un je ne sais quoi de noble et de majestueux. Une solitude profonde est sur elles. Le promeneur ne s'y hasarde guère. Elles n'ont à lui exhiber que le spectacle de leur abandon, les ronces pendantes qui s'enchevêtrent au-dessus de leurs douves et les houx au feuillage funèbre qui hérissent leurs talus. Beaucoup, à l'origine, furent des voies romaines. Elles ont vu les robes blanches des derniers druides s'enfuir et disparaître au plus épais de leurs forêts profanées. Les dalles qui, de-ci, de-là, les jonchent encore, retentirent sous le pas des légionnaires de César. Puis, aux bruits de la conquête et de la colonisation succéda le silence des ruines. Il n'y eut plus à
Anatole Le Braz (1859-1926) "Ceux de mes compatriotes qui ont connu Ervoanic Prigent se le rappellent encore. Il était de ces types qu'on n'oublie pas. Quand on le voyait paraître dans les bourgs du Trégor, - avec son éternel chapeau haut de forme, aux plis avachis d'accordéon, que festonnait une guirlande de fausses fleurs, avec son antique habit à queue dont les longues basques traînantes faisaient derrière lui une espèce de sillage dans la poussière ou la boue des rues, - vite, les enfants accouraient de tous les seuils, et c'étaient à chacun de ses pas des appels bruyants, des cris à fendre les oreilles : - Ervoanic ! Ervoanic ! Lui, habitué à ces ovations, les accueillait avec une condescendance hautaine de souverain en tournée, ne s'offusquant même point si elles dépassaient parfois les bornes des familiarités permises. Il se campait fièrement, au beau milieu de la place du village, croisait l'un sur l'autre les revers de son habit à basques, promenait autour de lui un regard digne, et envoyait de la main les saluts protecteurs à toute la séquelle des polissons. Il était réputé pour un être simple, ou, comme on dit là-bas, pour un "innocent". On s'en amusait, tout en lui témoignant cette sorte de vénération superstitieuse qui s'attache, en Basse-Bretagne, à la sacro-sainte confrérie des mendiants. À vrai dire, cependant, Ervoanic ne mendiait pas. Jamais on ne le vit tendre son chapeau sur la route, ni quêter aux portes un morceau de pain. Il eût refusé l'aumône, si on la lui avait offerte. Ses principes, là-dessus, étaient inflexibles. Non, Ervoanic Prigent, roi des royaumes illimités du rêve, ne sollicitait la charité de personne : il se contentait, selon sa propre expression, de "vivre sur le commun ". Par ces sept histoires, Anatole Le Braz nous invite au bout du monde afin de faire connaissance avec l'âme sensible de ses habitants. Un voyage en Bretagne avec un petit détour en Irlande. "Péché d'innocent" - "L"incendie du Vendredi saint" - "Le sonneur de Garlan" - "La barrique d'or" - "Le roman de Laurik Cosquêr" - "Le trésor de Noël" - "Chez le dernier des Nial Mor"
Les Contes du vent et de la nuit, c'est avant tout une atmosphère. une sensation d'étrange, voire de fantastique, le sentiment angoissant que l'inconcevable va surgir du quotidien, la folie de la sagesse, la mort de la vie. Anatole Le Braz sonde les tréfonds de l'âme bretonne, en dévoile les pans les plus obscurs et passionnés. Nul étalage tapageur ici, mais l'amour, la vengeance, le remords, le chagrin sont autant de passions sourdes, rentrées, qui couvent silencieusement, mais débouche sur la folie ou la mort, sur le don total de tout son être. Comédienne et conteuse, professeur en arts de la parole, Stéphanie Leclef a obtenu le 1er prix de Déclamation au Conservatoire royal de Bruxelles. Elle joue aussi bien les auteurs classiques (Molière, Rostand,...) que contemporains (Woody Allen, Strinberg, Francis Veber, Jean-Pierre Dopagne, Obaldia,...) sur les scènes belges, suisses et françaises. Pour Autrement dit, elle joue chaque année en milieu scolaire, avec Alain Carré, des spectacles pédagogiques et littéraires qui transmettent le plaisir du texte à des milliers d'adolescents. Elle a déjà enregistré aux éditions Autrement dit un audio-livre remarqué « Le passage des anges » d'Odilon-Jean Perrier brillant auteur de la nrf.
L'Ankou, la légende la mort Anatole le Braz Titre originel : La Légende de la mort en Basse-Bretagne Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire. Cet ouvrage est le fruit d'années de collectes de légendes et d'anecdotes concernant la mort en Basse-Bretagne. Son goût pour cette partie de la culture armoricaine vient certainement de la ville de Ploumilliau où son père était instituteur et dont l'église comportait une impressionnante statue de la Mort représentée en faucheuse et appelée l'Ankou. "Pendant près de quinze années consécutives, je n'ai guère cessé... de solliciter la mémoire populaire, parcourant à ce dessein toute la Bretagne..." nous dit Anatole Le Bras qui restitue ici ces histoires effrayantes de la mort quotidienne dans ces pays bretons. "Je suis la première surprise du goût (faible mot) que j'ai pris à cette lecture. Plaisir du petit frisson des histoires horrifiantes ?" sur Babelio.com Retrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/
La Bretagne est probablement l'une des régions où les croyances liées à l'Ankou - la Mort, en breton - sont les plus fortes. Ce recueil de légendes et de contes est la somme d'une multitude de témoignages, confidences et chroniques récoltés, traduits du breton et assemblés par Anatole Le Braz à la fin du XIXe siècle." Lorsqu'un mourant trépasse les yeux ouverts, c'est que l'Ankou n'a pas fini sa besogne dans la maison, et il faut s'attendre à le voir revenir à bref délai pour un autre membre de la famille. " L'Ankou, ouvrier de la mort, est, dans chaque paroisse, le dernier mort de l'année et le reste jusqu'au dernier mort de l'année suivante. On le dépeint grand, maigre, les cheveux longs et blancs, la figure ombragée d'un large feutre... tenant à la main une faux dont la tranchant est tourné vers l'extérieur. Il se déplace généralement dans une charrette (karriguel ann Ankou), escorté de deux hommes, l'un tient la bride du cheval de tête et l'autre ouvre les barrières et les portes et empile les morts que l'Ankou a fauchés.