Alain-Gérard Slama
Alain-Gérard Slama
L’intelligence artificielle révolutionne la finance : risques, opportunités et défis éthiques décryptés par 25 experts de premier plan.
Du néolithique, peu avant 3000, aux grandes civilisations hellénistiques, en passant par le monde achéen, les Doriens, les Séleucides... voici les Grandes Heures choisies par Violaine Vanoyeke : selon elle, les plus déterminantes pour expliciter l'évolution, les mentalités, les moeurs de la Grèce antique.
La littérature n'est pas seulement un accès à la connaissance d'une culture. Elle fournit aussi des clés irremplaçables pour saisir sur le vif les courants d'idées, les contraintes et les contingences qui structurent et orientent la vie politique." L'identité politique de la France réside dans sa littérature. La littérature est "l'âme' de la nation, son principe spirituel. La culture de notre pays est littéraire, son histoire est littéraire, sa politique est littéraire, ses paysages sont littéraires. Son passé, ses valeurs, ses idées, ses peurs et ses moeurs se déchiffrent d'abord à travers leur expression littéraire. Depuis le Moyen Age, elle s'est regardée dans ce miroir, elle s'est identifiée à cette image, elle a évolué avec elle ; chaque génération s'est appuyée sur elle pour éduquer la suivante, en sorte que tout le pays lui doit ce qu'il est. " A.-G. S.
L'un est un inspecteur de police de Los Angeles, marié et sans histoires. L'autre est la nouvelle coqueluche d'Hollywood, celui dont les tabloïds s'arrachent les photos. Sans l'assassinat d'un jeune prostitué dans un des quartiers les plus riches de L.A, ils ne se seraient jamais rencontrés... Alors que deux mondes opposés se télescopent dans un jeu de cache-cache mêlé de fascination et de faux-semblants, l'enquête policière va révéler bien plus que l'identité du coupable. Derrière le cliché d'une existence bien rangée, ou celui des paillettes et du glamour, se cachent la vulnérabilité et la solitude de deux êtres. Aucun n'avait prévu l'attirance violente qui les pousse soudain l'un vers l'autre. Comment ces deux hommes, icônes d'une certaine Amérique et symboles de la virilité, vont-ils faire face à l'inédit ? Et combien de temps un amour, même absolu, peut-il se maintenir en marge de la morale et des lois ? Tantôt roman noir, tantôt road movie, cet hommage aux films hollywoodiens est aussi le récit d'une ville mythique, Los Angeles, où l'omniprésente lumière californienne irradie tout, des rues aux villas de stars, en passant par les motels de Venice Beach et les rivages du Pacifique. Cette lumière vengeresse semble n'avoir qu'un seul but : révéler le mensonge des apparences, confronter les êtres à leurs secrets enfouis et à leur vérité nue.
Depuis la Révolution française, la gauche et la droite n'ont jamais cessé de s'affronter, et la vie publique de se régler sur elles. Et pourtant, l'incroyable est là : on ne sait toujours pas {qui} elles sont. Pour percer à jour leur identité, il fallait un pari inventif, et faire parler les textes où la culture de l'homme dévoile le mieux sa nature. Telle est la "première" tentée par ce livre, où l'on parcourt deux siècles de débats idéologiques, interroge trois crises (les Lumières, les années 1900 et le second avant-guerre) et fait témoigner onze écrivains : Voltaire, Rousseau, de Maistre, Balzac, Chateaubriand, Hugo, Barrès, Gide, Montherlant, Sartre et Camus. De ce vaste dialogue, une évidence s'élève : la gauche et la droite ne sont pas seulement des réalités historiques, mais deux dimensions de l'homme, inscrites dans une {nature politique}. Leur conflit oppose deux visions du monde, remarquablement cohérentes et stables, à travers lesquelles tout individu se définit comme citoyen. La politique n'est affaire ni de compétence ni de vertu, elle se forge au creuset de chaque conscience, et les chasseurs d'absolu, les maîtres de certitude qui agitent les clés de la raison ou de la morale devant les peuples hypnotisés, sont les vrais ennemis de la liberté.
Dans {les Chasseurs d'absolu}, paru en 1980, Alain-Gérard Slama décrivait les dangers d'une forme insidieuse d'intolérance qu'il avait baptisée l'"extrême-centre". Par "extrême-centre", il entendait la perversion de l'idée démocratique, qui consiste à croire qu'il n'existe, sur chaque question, qu'une seule bonne manière de penser et d'agir. Jamais le contrôle social n'a pesé aussi fort sur les jugements et sur les consciences. La matrice de ce composé destructeur pour la liberté, c'est la Révolution nationale de Vichy. Que voulait Vichy ? La victoire {sans} la bataille, le changement {sans} le risque, le contrôle social {sans} l'Etat, l'égalité des chances {sans} la lutte des classes, l'indépendance nationale {sans} la résistance... Bref, il voulait, dans tous les domaines, désamorcer le conflit. L'analogie avec les mentalités actuelles, de "droite" comme de "gauche", crève les yeux. L'expérience devrait servir au moins à dicter, pour l'avenir, ce qu'il ne faut pas faire : présenter une capitulation comme une victoire ; abaisser le parlement et les partis ; multiplier les normes et les contraintes collectives (notamment hygiénistes et sécuritaires) ; encourager la prolifération des corps intermédiaires, croire possible de changer l'homme au moyen d'un ordre moral ; s'en remettre, pour régler les conflits, à la négociation permanente, etc. Assomption du conflit, conception non préventive de la responsabilité, séparation des ordres - telles sont, pour les résumer en trois formules, les directions, sinon les solutions que propose ce livre.