Alain Besançon
Alain Besançon
1982, Paris-Stanford : deux amis, deux regards acérés sur leur époque. À travers leurs lettres, Alain Besançon et Jean Plumyène croquent sans filtre la France de Mitterrand, l’Amérique de Reagan.
Cassie, veuve depuis cinq ans, ose enfin franchir le pas : rejoignez-la dans S.E.C.R.E.T., le cercle ultra-confidentiel où les femmes réapprennent à s’abandonner.
Première anthologie française à explorer l’apport concret de la psychanalyse à l’histoire, L’histoire psychanalytique offre une plongée inédite dans les travaux qui ont marqué ce dialogue interdisciplinaire.
« La religion et le gouvernement politique, écrivait Bossuet, sont les deux points sur lesquels roulent les choses humaines. » Mais elles ne roulent bien que si ces deux gonds sont ajustés avec exactitude. Depuis la Révolution française, ni l'Eglise catholique ni le gouvernement politique n'ont trouvé en théorie ou en pratique d'accord qui satisfasse vraiment les deux parties. Longtemps l'Eglise, violemment « désétablie », s'opposa de front au Nouveau Régime, c'est-à-dire à la démocratie libérale, ce qui la conduisit à des compromissions périlleuses. Je les avais décrites il y a vingt ans dans La Confusion des langues, dont je reprends ici l'essentiel.Ce n'était là que la première des trois « tentations » rencontrées par l'Eglise catholique aux temps modernes. Ralliée depuis cinquante ans à la démocratie, elle n'y trouve pas de terrain solide, mais d'inquiétants sables mouvants. S'y enfoncer complètement serait la deuxième tentation. Sur ces entrefaites, la voilà confrontée à la question de l'islam. Or, un coup d'oeil sur le passé montre qu'une Eglise désorientée glisse facilement vers cette autre religion. Antidémocratie, démocratie, islam, telles seraient les trois « tentations » de l'Eglise moderne. Elle n'y peut résister que moyennant un sérieux effort d'intelligence.A.B.
Depuis quelques années, Soviétiques et Occidentaux se félicitent de la Détente. Certains craignent qu'on ne revienne bientôt à la guerre froide. Mais ces expressions n'ont pas le même sens pour les Occidentaux et pour les Soviétiques. Pour le Kremlin, ce sont deux tactiques, deux lignes politiques, applicables aussi bien en politique intérieure - où elles s'appellent alors Nep et communisme de guerre - qu'en politique extérieure : deux tactiques dans une stratégie offensive, et la plus conquérante n'est pas celle qu'on pense. Alain Besançon démonte les équivoques et les paralogismes, qui rendent la politique de l'URSS si difficile à comprendre, même pour ceux qui s'y appliquent. Il esquisse une description d'ensemble du phénomène soviétique. L'ignorer - ou s'y tromper - expose à des dangers, à des déconvenues, au ridicule. Voilà pourquoi ce Court traité de soviétologie est soumis aux autorités et proposé au public.
Dans le genre autobiographique, on ne demande pas la même chose au grand homme et à l'homme ordinaire. Ce dernier extrait de lui-même, de sa vie, une sorte de fil continu qu'il dispose en réseau. Il tisse une toile où il espère que viendront se prendre les souvenirs de ses lecteurs. Qu'ils réveillent leur mémoire, comparent leur vie avec la sienne, fassent réflexion sur l'époque, voilà ce qu'attend d'eux l'homme ordinaire quand il écrit ses mémoires - et aussi qu'ils y prennent plaisir. L'auteur s'est limité à son enfance et à son adolescence : vingt-cinq années de 1932 à 1957.
Devant vous le livre du poète moderne et le prosateur. Anastasia Vol'naya dans les images poétiques aborde le sujet de l'amour, l'humanité, la foi et la bonté. Dans l'oeuvre prédomine et le style libre de la versification. Les mots allant du plus profond du coeur, font naître les images et les tableaux, transmettent l'humeur et permettent de jeter un coup d'oeil sur le monde par les nouveaux yeux, d'autre part, voir que plus tôt était caché ... De la chaleur chaleureuse sont remplis les poèmes et les essais d'Anastasia Vol'noj, donnant la possibilité de se comprendre, sentir l'amour, retrouver la foi et trouver l'harmonie dans ce monde ... Pourquoi vivons-nous, donnons-nous notre chaleur et notre amour, restons-nous des personnes dans des situations difficiles et ce qui arrive à nos âmes? Tout cela se reflète vivement dans la poésie d'Anastasia Vol'naya. Lisez, percevez, sentez et restez les gens, pour qui le plus important à la vie, toujours, il y a un amour... P. S. Ce livre représente l'édition traduite et est approvisionnée en plusieurs illustrations du peintre Maxim Zheltov.
Le Voleur honnête ( ) est une nouvelle de l'écrivain russe Fiodor Dostoïevski parue une première fois en 1848. Présentation | Le narrateur est un célibataire qui vit seul depuis dix ans avec comme seule compagnie sa cuisinière Agrafièna. Cette dernière lui suggère de sous louer une pièce dans l'appartement. Il accepte pour lui faire plaisir, arrive Eustache Ivanovitch, ancien soldat qui fait le tailleur. Le narrateur et Eustache sont témoin d'un vol dans l'appartement, l'incident rappelle à Eustache sa rencontre avec un honnête voleur Deux années auparavant, il avait rencontré dans une gargote Emélia Ilyitch, ivrogne notoire à qui Eustache offre le couvert et le coucher par pitié. Ne pouvant pas se défaire de lui, il essaie de le ramener dans le droit chemin, peine perdue, il se saoule dès qu'il en a l'occasion. Un soir de retour chez lui Eustache constate la disparition d'une culotte de cheval qui avait fait pour un Monsieur. Il soupçonne Emélia, ce dernier nie et quitte le domicile...| |Source Wikipédia|
Le siècle a été traversé par le communisme et par le nazisme. L'un tombe aujourd'hui dans l'oubli, pendant que le souvenir de l'autre brûle dans un feu perpétuel. Cette inégalité dans la mémoire étonne et demande explication. Il faut donc comparer les deux systèmes dans ce qu'ils ont de comparable, et ne produire que des faits qu'un même tribunal puisse connaître. Alain Besançon fait porter la comparaison sur la destruction dont communisme et nazisme sont la cause : celle des hommes dans leur corps, leur intelligence, leur moralité, leur vie sociale et politique. Il prend pour étalon le crime le plus extrême : la destruction des Juifs d'Europe. Ce livre fait descendre par degrés dans une nuit que les lumières de l'histoire positive éclairent faiblement, parce que l'humanité n'a pas l'expérience d'un crime semblable. Le recours à la théologie s'impose d'autant plus naturellement ici que la plupart des grands témoins ont crié vers le Ciel. Alors se pose la question aujourd'hui si lancinante de l'unicité de la Shoah. Alain Besançon donne ses raisons de l'admettre sans réserve, même s'il doute que les hommes puissent s'accorder sur une interprétation unique de cette unicité. Membre de l'Institut, Alain Besançon est l'auteur de plusieurs ouvrages renommés, notamment Le Tsarévitch immolé (1967, rééd. 1991), Les Origines intellectuelles du léninisme (1977, rééd. 1986), L'image interdite : une histoire intellectuelle de l'iconoclasme (1994).
« Un spectre hante l'Europe, le communisme ». Depuis ces paroles inaugurales de Marx, le spectre a fait d'impressionnantes conquêtes. Mais s'est-il incarné ? Et si c'était son incapacité de se trouver un corps qui expliquait les particularités de son anatomie ?Ce livre examine le « socialisme réel », c'est-à-dire soviétique, dans les supports matériels, économiques, où il espérait s'implanter, se développer, exister enfin. Or, il apparaît qu'un système économique de type nouveau naît justement du fait que le socialisme n'existe pas.Depuis soixante ans, l'économie soviétique déjoue l'analyse des observateurs et désoriente leur regard, sorte de mirage en dur flottant entre l'échec lamentable et la réussite miraculeuse :
archives des sciences socialesDerrière les péripéties de ce qu'on appelle la « crise » de l'Eglise, il y a des conditions plus générales que l'historien doit tenter de repérer.Le présent essai en énumère plusieurs, apparues successivement depuis deux siècles et qui agissent simultanément sur la vie actuelle de l'Eglise : la pénétration de la sensibilité romantique ; le désétablissement consenti par rapport à la société et à l'Etat ; un malentendu sur le libéralisme, le socialisme, le communisme ; une certaine attitude envers les Juifs sous le nazisme. Cette série d'événements, troublant la relation de l'Eglise à la société contemporaine, expose son organisme, son clergé, à l'invasion de l'idéologie, spécialement sous sa forme léniniste.A ce point l'analyse politique doit faire une place à la réflexion théologique et recourir aux antiques notions de « gnose » et de « marcionisme ». On ne peut en effet séparer les deux dimensions du phénomène, tant il est vrai, comme l'écrivait Bossuet, que « la religion et le gouvernement politique sont les deux points sur lesquels roulent les choses humaines ».
Le régime soviétique, qui dure depuis soixante ans, est-il une nouveauté absolue sur la terre ? Comment l'idéologie léniniste, qui le constitue, peut-elle être le tout ; car là où elle règne, elle donne sa forme à toute chose ; et le rien, car elle peut être résumée en quelques lignes auxquelles personne ne croit ? Ces questions et quelques autres sont à l'origine de ce livre.Le léninisme n'est pas une philosophie. Il n'est pas non plus une religion. Il s'apparente à la gnose, dans la tradition de laquelle il ne se place pourtant pas, car il se prétend scientifique. Il n'est pas la continuation déguisée du « despotisme russe ». Ses racines sont occidentales, mais c'est en Russie qu'à la faveur de circonstances exceptionnelles, il a réalisé le type pur de l'idéologie. A travers une tradition religieuse, une éducation philosophique, la crise d'un Ancien Régime, la formation d'une intelligentsia, on voit se mettre progressivement en place les éléments du léninisme.Au terme, Lénine apparaît moins comme un inventeur que comme le vivant support d'une systématique qui le dépasse, mais qui agit à travers lui impersonnellement avec une cohérence et une logique irréfragables. La démonstration qu'en donne Alain Besançon est la première du genre.