Adeline Dieudonné
Adeline Dieudonné
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Une jolie villa dans le Brabant wallon, l'été à la mer, l'hiver au ski, deux enfants : Aurélie et Arnaud se sont construit une vie qui leur ressemble. Pourtant, un soir d'été, Arnaud prend une arme et assassine les siens avant de se suicider.Adeline Dieudonné rembobine le film de l'histoire de ce couple, du premier regard à la mise en place d'un quotidien bourgeois. À chaque étape, la mécanique prend forme sous nos yeux, insidieuse, inéluctable.Chronique d'une mise à mort annoncée, ce roman haletant nous entraîne au coeur de la bourgeoisie belge, où il est courant de tutoyer son banquier et où la violence se dissimule derrière les façades de briques blanches.
" C'est drôle les choses dont on se souvient.C'est drôle les choses qu'on oublie.Tout finit par s'oublier si tu y réfléchis.Ben si.Quand tu mourras, on parlera encore de toi pendant, quoi ?Une, deux générations dans le meilleur des cas...Et puis pfuit.Tout ce que tu as dit...Tout ce que tu as pensé...Tout ce que tu as fait...Pfuit...Effacé à jamais.Mais si ta mémoire fout le camp, il va rester qui ?Qui se rappellera les choses que j'ai oubliées ? "Un chalet isolé en bordure de forêt, la pluie qui ne s'arrête pas, la rivière qui monte, les routes fermées.Un fils fait face à son père, tente de faire parler le vieil homme dont la mémoire se délite. Il y a un secret à exhumer, à arracher à ce cerveau qui s'éteint, des mots que le fils a besoin d'entendre : " Oui, c'est vraiment arrivé, oui, je m'en souviens. "Ce texte court, mordant et lucide interroge les liens entre l'apprentissage de la virilité et l'inceste.
Je ne suis pas certaine d'avoir pleinement saisi ce qui m'est arrivé, ni ce qui m'a conduite à agir comme je l'ai fait. Certains matins, tout me semble limpide. À d'autres moments, je me vois comme un monstre, une créature que je ne reconnais pas, qui m'aurait possédée dans un instant de vulnérabilité. Mais je crois que cette image vient du regard des autres.J'ai fait ce que je pouvais.Il n'y a pas de morale à cette histoire. Tout ce que je sais, c'est que je vous dois les faits. Je vais donc m'attacher à les relater pour vous, et sans doute aussi pour moi, avec toute la précision dont je suis capable. Ils m'emmèneront sur des territoires obscurs, dans les marécages de ma conscience et, pour quelques secondes encore, contre la peau de M. "
Chez eux, il y a quatre chambres. Celle du frère, la sienne, celledes parents. Et celle des cadavres. Le père est chasseur de grosgibier. Un prédateur en puissance. La mère est transparente,amibe craintive, soumise à ses humeurs.Avec son frère, Gilles, elle tente de déjouer ce quotidien saumâtre.Ils jouent dans les carcasses des voitures de la casse enattendant la petite musique qui annoncera l'arrivée du marchandde glaces. Mais un jour, un violent accident vient fairebégayer le présent. Et rien ne sera plus jamais comme avant.La Vraie Vie est un roman initiatique détonant où le réel vacille.De la plume drôle, acide et sans concession d'AdelineDieudonné jaillissent des fulgurances. Elle campe des personnagessauvages, entiers. Un univers à la fois sombre et sensueldont on ne sort pas indemne.
Jusqu'où peut aller l'amour maternel ?Dix autrices et auteurs incontournables s'aventurent à explorer le thème le plus périlleux et noble de la littérature... l'amour. Mais pas n'importe lequel, l'amour pur, inconditionnel, tout-puissant et inaltérable : L'AMOUR MATERNEL. Éclectiques et saisissantes, douces ou brutales, les nouvelles inédites de ce recueil sondent les diverses facettes du lien qui unit une mère et son enfant, les plus merveilleuses comme les plus sombres...
Aurélie et Arnaud ont construit la vie dont ils rêvaient : deux enfants, une jolie villa, des vacances à la mer et à la montagne. Pourtant, un soir d'été, Arnaud prend une arme et assassine les siens avant de se suicider. Le récit remonte leur histoire : la rencontre, le mariage, la mise en place du quotidien puis le malaise qui s'insinue chez Aurélie, la jalousie d'Arnaud et la tension qui monte.Inteprétation humaine
Dans la nuit du 25 février 1914 sur le pont de Marcinelle, au-dessus de la Sambre, Alexandre Glandy, portant un masque de carnaval, tangue, ivre mort. Librement inspiré d'un véritable fait divers.Glandy est une nouvelle d'Adeline Dieudonné issue du recueil " Respirer le noir ", établi sous la direction d'Yvan Fauth
Une nouvelle facette d'Adeline Dieudonné révélée dans ce roman envoûtant.Lu par l'autriceJe ne suis pas certaine d'avoir pleinement saisi ce qui m'est arrivé, ni ce qui m'a conduite à agir comme je l'ai fait. Certains matins, tout me semble limpide. À d'autres moments, je me vois comme un monstre, une créature que je ne reconnais pas, qui m'aurait possédée dans un instant de vulnérabilité. Mais je crois que cette image vient du regard des autres. J'ai fait ce que je pouvais. Il n'y a pas de morale à cette histoire. Tout ce que je sais, c'est que je vous dois les faits. Je vais donc m'attacher à les relater pour vous, et sans doute aussi pour moi, avec toute la précision dont je suis capable. Ils m'emmèneront sur des territoires obscurs, dans les marécages de ma conscience et, pour quelques secondes encore, contre la peau de M.
L'Héroïne, seule en scène, raconte avec un humour incisif son dernier réveillon de Noël chez son cousin Martin. Faisant tomber les masques civilisés des hôtes, elle nous révèle leur véritable nature. Les couples résignés, la brutalité des uns, l'obéissance des autres. Entre les cadavres des migrants sur les plages de la Méditerranée, l'économie qui perd le nord, les amoureux et leur mécanique étrange, elle construit son monologue intérieur, acide et décalé. " J'ai commencé à écrire parce que je me sentais étouffée par l'angoisse de voir l'avenir de mes enfants se profiler sous des auspices aussi obscurs. J'avais envie d'interroger, d'échanger et de rire aussi. Le tout a donné ce texte intime et, je l'espère, universel. "
Drôle comme une comédie, tendu comme un thriller, mordant comme un pamphlet : le retour de la patte Dieudonné !
Une station-service le long de l'autoroute, une nuit d'été. Sous la lumière crue des néons, dans les odeurs d'essence et d'asphalte, quelques tables en plastique jaune délavé.23h12. Ils sont quinze à se croiser, si on compte le cheval et le cadavre planqué à l'arrière d'un gros Hummer noir. Une minute encore, et tout bascule...Adeline Dieudonné se joue des codes avec une irrésistible audace. Kerozene est drôle comme une comédie, tendu comme un thriller, mordant comme le réel.
Prix du Roman FNAC 2018 Prix Première plume du Furet du Nord 2018 Prix Filigranes 2018" Une héroïne magnifique de liberté et d'intelligence " Bruno Corty, Le Figaro " Une écriture étincelante " Bernard Pivot, Le JDD " Un tour de magie " Amélie Nothomb Chez eux, il y a quatre chambres. Celle du frère, la sienne, celle des parents. Et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. Un prédateur en puissance. La mère est transparente, amibe craintive, soumise à ses humeurs. Avec son frère, Gilles, elle tente de déjouer ce quotidien saumâtre. Ils jouent dans les carcasses des voitures de la casse en attendant la petite musique qui annoncera l'arrivée du marchand de glaces. Mais un jour, un violent accident vient faire bégayer le présent. Et rien ne sera plus jamais comme avant.La Vraie Vie est un roman initiatique détonant où le réel vacille. De la plume drôle, acide et sans concession d'Adeline Dieudonné jaillissent des fulgurances. Elle campe des personnages sauvages, entiers. Un univers à la fois sombre et sensuel dont on ne sort pas indemne.