Abel Gance
Abel Gance
Ces 210 lettres inédites nous mettent face à deux personnages de l'histoire du cinéma, que tout paraît opposer : Abel Gance est un metteur en scène pour qui l'expression "septième art" semble inventée, Charles Pathé est un industriel soucieux de réunir le grand public. Leurs âges (Charles Pathé est de vingt-six ans l'aîné), leurs métiers et façons de faire des films sont a priori différents. C'est pourtant cette opposition, nourrie d'espérance, de partage, de fidélité, parfois de désillusion et de colère, qui fait la singularité et la richesse de leur relation - entretenue durant près de quarante ans. Leurs échanges débutent à la fin de la Première Guerre mondiale, alors que l'hégémonie du cinéma français est fortement ébranlée par l'extension des studios américains. En 1918, Abel Gance, fort du succès de ses premières réalisations, commence à être reconnu par ses pairs. Charles Pathé est quant à lui un industriel renommé, mais sa multinationale, créée en 1896, a essuyé d'importantes pertes de marchés. Tandis que l'un est au début de sa carrière, l'autre cherche le moyen de conserver sa place. Cependant, les vues de l'industriel et du cinéaste ne sont pas si éloignées. Charles Pathé trouve en Gance un auteur qui lui permettra de poursuivre ses réflexions et même de les appliquer. Quant au metteur en scène, chef de file de l'avant-garde française, il n'oppose pas création et cinéma commercial et s'appuie sur celui-ci pour trouver des capitaux. De J'accuse (1919) à La Roue (1923) puis Napoléon (1927), les projets naissent et s'accomplissent avec ferveur. Mais les réalisations pharaoniques de Gance, en pleine crise du cinéma, ne sont pas sans créer de frictions. Les ressentiments éclatent quand l'heure des comptes arrive. Le passage au cinéma sonore, marquant la fin de la démiurgie de Gance ainsi que le retrait des affaires de Charles Pathé, laisse place aux écrits mélancoliques. C'est dans l'expression mouvante de leur sensibilité et de leur pensée du cinéma que cette correspondance, miroir des enjeux de son temps, prend tout son intérêt.
Ces 210 lettres inédites nous mettent face à deux personnages de l'histoire du cinéma, que tout paraît opposer : Abel Gance est un metteur en scène pour qui l'expression "septième art" semble inventée, Charles Pathé est un industriel soucieux de réunir le grand public. Leurs âges (Charles Pathé est de vingt-six ans l'aîné), leurs métiers et façons de faire des films sont a priori différents. C'est pourtant cette opposition, nourrie d'espérance, de partage, de fidélité, parfois de désillusion et de colère, qui fait la singularité et la richesse de leur relation - entretenue durant près de quarante ans. Leurs échanges débutent à la fin de la Première Guerre mondiale, alors que l'hégémonie du cinéma français est fortement ébranlée par l'extension des studios américains. En 1918, Abel Gance, fort du succès de ses premières réalisations, commence à être reconnu par ses pairs. Charles Pathé est quant à lui un industriel renommé, mais sa multinationale, créée en 1896, a essuyé d'importantes pertes de marchés. Tandis que l'un est au début de sa carrière, l'autre cherche le moyen de conserver sa place. Cependant, les vues de l'industriel et du cinéaste ne sont pas si éloignées. Charles Pathé trouve en Gance un auteur qui lui permettra de poursuivre ses réflexions et même de les appliquer. Quant au metteur en scène, chef de file de l'avant-garde française, il n'oppose pas création et cinéma commercial et s'appuie sur celui-ci pour trouver des capitaux. De J'accuse (1919) à La Roue (1923) puis Napoléon (1927), les projets naissent et s'accomplissent avec ferveur. Mais les réalisations pharaoniques de Gance, en pleine crise du cinéma, ne sont pas sans créer de frictions. Les ressentiments éclatent quand l'heure des comptes arrive. Le passage au cinéma sonore, marquant la fin de la démiurgie de Gance ainsi que le retrait des affaires de Charles Pathé, laisse place aux écrits mélancoliques. C'est dans l'expression mouvante de leur sensibilité et de leur pensée du cinéma que cette correspondance, miroir des enjeux de son temps, prend tout son intérêt.
"Dans l'histoire du cinéma, certaines oeuvres sont indissociablement liées à l'invention du langage filmique. Il en est ainsi du Napoléon d'Abel Gance. Cette superproduction à la ferveur contagieuse, animé de mouvements de caméra inédits, est restée fameuse pour son triptyque final au lyrisme inégalé : l'image s'élargit et couvre trois écrans juxtaposés. À dessein de mieux saisir le génie créatif d'Abel Gance, la réalisatrice Nelly Kaplan - qui fut la collaboratrice du maître - a extrait du massif de ses archives sonores quelques pépites oubliées ou inédites. Elle les confie aujourd'hui à Frémeaux & Associés. À travers des entretiens, des lectures de textes ou des essais de tournages, l'auditeur se familiarisera avec le parcours biographique du réalisateur, avec ses audaces techniques et sa « poésie machinique ». Un opus testimonial et didactique habité par la voix souveraine d'un grand homme du cinéma mondial." Claude COLOMBINI & Christophe LOINTIER
Découvrez le scénario du film La Reine Margot 1572. Les querelles religieuses déchirent la France. Afin de précipiter la réconciliation, Catherine de Médicis organise le mariage de sa fille Marguerite de Valois avec un prince huguenot, Henri de Navarre.
"Ils ont fait la une de l'actualité. Les médias les ont starifiés, voire statufiés. On ne parlait que d'eux, on ne voyait qu'eux... Et puis, du jour au lendemain, ils ont quitté l'éphémère panthéon de la gloire moderne. Les projos de l'info ont éclairé ailleurs, et le public les a zappés. Qui sont-ils ? D'où venaient-ils ? Pourquoi et comment avaient-ils acquis leur célébrité ? De quelle façon eux et leurs proches avaient-ils vécu ce vedettariat ? Pour quelles raisons ont-ils disparu de l'actu ? Que s'est-il passé depuis ? Bref, que sont-ils devenus ? Dans « Tout le monde en a parlé », l'émission de Jimmy, comme dans le livre, je rallume la lumière sur eux et je leur fais raconter leur histoire." T. A.