Avec Programme de désordre absolu : décoloniser le musée, Françoise Vergès signe un des essais majeurs de ce début d’année. À rebours de l’idée néo-libérale selon laquelle la décolonisation du musée occidental serait impossible, Vergès propose, dans le sillage de Frantz Fanon, une puissante réflexion qui repasse par l’histoire du musée, qui n’a jamais été un espace neutre.
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Et si le musée n’était pas un sanctuaire neutre, mais le théâtre d’une domination coloniale toujours active ?
shield_question Frequently Asked Questions
person_edit À propos de l'auteur
Née en 1952, Françoise Vergès est une politologue, historienne et militante féministe décoloniale. Spécialiste des questions de mémoire de l’esclavage, de colonialisme et de décolonisation des arts, elle a enseigné dans plusieurs universités internationales et dirigé le Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage. Auteure de nombreux essais, dont Un féminisme décolonial (2019), son travail interroge les rapports de domination et propose des pistes pour une justice épistémologique et sociale.
newsmode Revue de presse
« On ne peut se contenter de diversifier ce qui est exposé sur les murs ou d’intensifier les programmes de diversité », prévient la théoricienne féministe Françoise Vergès, qui propose une stimulante réflexion sur « l’impossibilité de décoloniser le musée et la nécessité d’imaginer un post-musée ». À l’image de l’emblématique Louvre, auquel est consacré un chapitre, cette dernière récuse la possibilité d’une réforme interne de ces institutions dont la fonction est de « muséifier les objets et les récits » pour mieux les neutraliser.
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