L’un des charmes de l’écrivain que fut Francis Carco tient dans la poésie qu’il donne à ces événements qui, comme tous les événements de la vie, n’en eurent peut-être pas tellement. Par là on serait conduit au Montmartre qu’il a décrit, celui qui fut aussi une partie de la jeunesse de son ami, M. Roland Dorgelès.
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Poèmes en prose
Plongez dans l’univers envoûtant et mélancolique de Poèmes en prose de Francis Carco, où la bohème parisienne, les nuits montmartroises et les âmes perdues s’entremêlent.
Francis Carco est « l’écrivain des bas-fonds ». « Les rues obscures, les bars retentissants des appels des sirènes, les navires en partance et les feux dans la nuit » hantent son univers (Katherine Mansfield). Dans le Paris des mauvais garçons et des filles de joie, il a partagé la vie de bohème d’Apollinaire, Max Jacob, Modigliani ou Pierre Mac Orlan.
« Carco est un poète en demi-teintes, il bannit le verbiage, le clinquant, le faux lyrisme. Jusque dans ses poèmes les plus simples, on sent une sorte d'arrière-tremblement, de frémissement. Sa couleur est le gris, celui des murs, des jours, des souvenirs. Ses paysages campagnards ou urbains sont mouillés de pluie. Les bonheurs charnels sont courts et sans lendemain. On voit des bars, des ombres, des pas solitaires, un univers triste et las. Ce sont les amours de rues sans joie comme dans les chansons des chanteuses réalistes, de Damia à Fréhel, mais Carco excelle à jouer des airs tristes et tendres, à composer même sur un air de java. »
Robert Sabatier
shield_question Frequently Asked Questions
person_edit À propos de l'auteur
Né à Nouméa en 1886 et mort à Paris en 1958, Francis Carco est une figure majeure de la littérature populaire française. Poète, romancier, journaliste et auteur dramatique, il a marqué son époque par son immersion dans la bohème montmartroise et son talent pour dépeindre les bas-fonds parisiens. Membre de l’Académie Goncourt à partir de 1937, il a reçu le Grand Prix du roman pour L’Homme traqué en 1923. Son œuvre, à la fois réaliste et poétique, reste une référence pour qui s’intéresse à la vie marginale et à la poésie urbaine.
newsmode Revue de presse
Francis Carco (1886-1958) excelle à témoigner d’une vision propre du réel, la volonté, par l’art, d’outrepasser le désespoir. Il y a de l’exorcisme dans ce vomissement, écrit Carco dans ce portrait-hommage de 1956, où le destin en lambeaux et les déambulations erratiques d’Utrillo servent de repères pour une évocation bouleversante du Montmartre du premier XXe siècle.
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