Carco a bel et bien sauvé de l’oubli les instants passés en compagnie de Max Jacob, Modigliani et Pascin, qui se suicida comme on quitte un mauvais spectacle. Le mégot aux lèvres, présent jusque dans ses autoportraits en guise de dédicaces, « M’sieur Francis » immortalisa les filles de joie de Pigalle au cours de nuits consacrées à l’écriture, entremêlant maquereaux et fins lettrés.
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L'Homme de minuit
Plongez dans le Paris interlope des années 1920 avec L'Homme de minuit de Francis Carco, un roman noir captivant où se mêlent crime, passion et bohème. Une plongée envoûtante dans les bas-fonds de Montmartre, entre ombres et lumières.
Francis Carco est « l’écrivain des bas-fonds ». « Les rues obscures, les bars retentissants des appels des sirènes, les navires en partance et les feux dans la nuit » hantent son univers (Katherine Mansfield). Dans le Paris des mauvais garçons et des filles de joie, il a partagé la vie de bohème d’Apollinaire, Max Jacob, Modigliani ou Pierre Mac Orlan.
« Carco est un poète en demi-teintes, il bannit le verbiage, le clinquant, le faux lyrisme. Jusque dans ses poèmes les plus simples, on sent une sorte d'arrière-tremblement, de frémissement. Sa couleur est le gris, celui des murs, des jours, des souvenirs. Ses paysages campagnards ou urbains sont mouillés de pluie. Les bonheurs charnels sont courts et sans lendemain. On voit des bars, des ombres, des pas solitaires, un univers triste et las. Ce sont les amours de rues sans joie comme dans les chansons des chanteuses réalistes, de Damia à Fréhel, mais Carco excelle à jouer des airs tristes et tendres, à composer même sur un air de java. »
Robert Sabatier
shield_question Frequently Asked Questions
person_edit À propos de l'auteur
Né à Nouméa en 1886, Francis Carco est une figure majeure de la littérature populaire française et un précurseur du roman noir. Sa jeunesse, bercée par la bohème du Quartier latin et de Montmartre, inspire une œuvre riche où se mêlent poésie, réalisme et fascination pour les bas-fonds parisiens. Proche d’artistes comme Apollinaire, Max Jacob ou Modigliani, il devient « l’écrivain des mauvais garçons et des filles de joie ». Membre de l’Académie Goncourt en 1937, il meurt à Paris en 1958, laissant une empreinte indélébile dans la littérature du XXᵉ siècle.
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