Ce livre est un hôpital ouvert à toutes les démences de l’esprit, à toutes les putridités du cœur ; quand même il les guérirait, mais elles sont incurables.
Les Fleurs du Mal
Plongez dans l’œuvre fondatrice de la poésie moderne : Les Fleurs du mal de Charles Baudelaire, où la beauté naît du mal, du spleen et de la révolte.
Contrairement à bien des rééditons des Fleurs du mal, cette réimpression digitale reproduit l'édition posthume de 1868, communément appelée la 3e édition. C'est elle qui a retenu notre attention. Car, en son temps, elle se donnait comme défense et illustration du génie baudelairien, orchestrées par les amis proches de Charles Baudelaire. Contre les censeurs. Contre les bien-pensants. Il s'agit donc, aussi, d'un hommage, en 2012, à l'aube de ce siècle de toutes les crises.
Dans le cadre de la collection « 3 raisons », le texte est préfacé par Nathalie Vincent-Munnia, Lecturer à Boston University, anciennement Maître de conférences en littérature française à Clermont III. Avec le regard de la spécialiste, Nathalie Vincent-Munnia nous donne trois bonnes raisons de lire Baudelaire par temps de tempête, le nôtre, celui des crises.
Les Fleurs du mal resteront à jamais le bréviaire poétique des révoltés et des insoumis, de ceux qui ne s'accommodent guère de l'ordre ambiant et des injonctions sociales.
A mettre entre toutes les mains, à commencer par celle des professeurs de Lettres.
shield_question Frequently Asked Questions
person_edit À propos de l'auteur
Charles Baudelaire (1821–1867) est l’un des plus grands poètes français, considéré comme le précurseur du symbolisme et de la modernité poétique. Critique d’art, traducteur d’Edgar Allan Poe, il a marqué la littérature par son style novateur et sa vision sombre de l’existence. Les Fleurs du mal, son œuvre majeure, a révolutionné la poésie en explorant les contradictions de l’âme humaine. Condamné pour outrage aux bonnes mœurs à sa parution, ce recueil reste une référence incontournable.
newsmode Revue de presse
Les Fleurs du mal paraissent pour la première fois le 21 juin 1857 et Baudelaire s’attire aussitôt les foudres de la critique. Un journaliste du Figaro écrit que « l'odieux y côtoie l'ignoble, le repoussant s'y allie à l'affect ». Le livre est également comparé à un hôpital où se côtoieraient « toutes les démences de l'esprit et toutes les putridités du cœur ».