L’IA m’a tué paraîtra peut-être au lecteur comme un livre trop évidemment à charge contre l’IA. Pourtant, François Rastier ne vise pas à condamner l’IA en général, mais à interroger les présupposés idéologiques et les risques anthropologiques de l’IA générative, en s’appuyant sur une analyse historique et philosophique rigoureuse.
L'IA M'A TUÉ
Et si l’intelligence artificielle redéfinissait notre humanité ? L’IA m’a tué propose une analyse percutante des bouleversements culturels et sociaux induits par l’IA générative, entre mythe et réalité.
?À PROPOS DE L'AUTEUR
François Rastier, Directeur de recherche honoraire au Centre national de la recherche scientifique, est un linguiste spécialisé en sémantique des textes. Il a publié une vingtaine d'ouvrages personnels et dirigé ou co-dirigé une trentaine ouvrages ou numéros spéciaux de revues. Il préside l'Institut Ferdinand de Saussure et anime le collectif La Reconstruction. Il travaille sur les sciences de la culture et leur épistémologie, comme sur les discours identitaires (du nazisme au décolonialisme). Son projet intellectuel se situe dans le cadre général d'une sémiotique des cultures.
shield_question Frequently Asked Questions
person_edit À propos de l'auteur
François Rastier est un linguiste renommé, spécialiste de la sémantique des textes et directeur de recherche honoraire au CNRS. Il a travaillé pendant une décennie dans un laboratoire d’intelligence artificielle, ce qui lui confère une expertise unique sur les enjeux de l’IA générative. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, il préside l’Institut Ferdinand de Saussure et anime le collectif La Reconstruction. Son travail s’inscrit dans une réflexion plus large sur les sciences de la culture et leur épistémologie.
newsmode Revue de presse
Bien vivant et d’une intelligence humaine réconfortante, François Rastier se livre à une critique de l’intelligence artificielle générative (IAG), loin des discours technophiles ou technophobes ambiants, facilement caricaturaux et dépourvus de profondeur historique et philosophique. Après le bref récit de sa propre mésaventure, l’auteur place le phénomène IA générative dans l’histoire des inventions et des mythes autour de créatures d’origine humaine appelées à dépasser l’humain.
François Rastier pressent notamment dans le réseau le principe herméneutique général de la détermination du local par le global. Si le projet transhumaniste est en passe de s’accomplir, sans sujet, sans corps, sans vie et sans mort, c’est aujourd’hui avec la complicité de cyborgs IA, et grâce au coup de force lexical définitif qui veut que « l’intelligence » puisse être « artificielle » ou que les « neurones » d’un ordinateur puissent être « bio-inspirés ».