Filles de Gore marque le retour saisissant à la poésie de Clémence Dumas-Côté, après le succès de son roman Glu. Ancré dans le village de Gore, ce recueil profondément intime nous plonge dans les méandres d’une expérience limite, une exploration des zones d’ombre qui habitent nos existences. La poétesse fait preuve d’une habileté rare pour créer des images évocatrices, où la légèreté tragique devient une force.
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Filles de Gore
Une nuit de juillet, dans une cabane isolée de Gore, Clémence Dumas-Côté accouche seule d’une grossesse interrompue.
La nuit du 10 au 11, pendant que sa famille dort à l'étage, elle accouche d'une bulle d'eau, seule. Il n'y a près d'elle qu'un téléviseur au son coupé, une chandelle, et un exemplaire usé des Filles de Caleb trouvé là par hasard.
Lecture entrecoupée de contractions. Les Filles de Caleb tombent en morceaux, en fatras de mots. C'est à même ces miettes que les poèmes se composent. Voici le distillat d'une expérience limite, d'une nuit où les limites se déchirent. Filles de Gore est un livre de poèmes brisés. Puis il y a un lendemain matin, avec «trois enfants vivants terminés debout».
shield_question Frequently Asked Questions
person_edit À propos de l'auteur
Née à Montréal en 1986, Clémence Dumas-Côté vit et travaille dans les Cantons-de-l’Est. Auteure, performeuse et créatrice de balados, elle explore les frontières entre poésie, récit et art vivant. Après un roman remarqué, Glu (2022), et deux recueils de poésie, Filles de Gore (2025) marque son retour à une écriture intime et fragmentaire, où l’expérience personnelle se mêle à une réflexion plus large sur le corps, la perte et la résilience. Son œuvre, à la fois crue et poétique, s’impose comme une voix majeure de la poésie québécoise contemporaine.
newsmode Revue de presse
Filles de Gore lève le voile sur une expérience bien plus commune que l’on pourrait le penser, c’est un livre nécessaire, pertinent et important. La peine est forte, présente, et Clémence Dumas-Côté ne se censure aucunement. L’absence de ce petit être tant espéré est l’ombre inoubliable entre les vers de la poétesse, où l’intertextualité adoucit la peine et transforme les cris en écho.
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