Durkheim considère que le crime est normal sur le plan statistique : on ne peut pas imaginer une société où le crime n’existerait pas. Ce qui importe, c’est l’équilibre que chaque société instaure entre les règles et la réponse en cas de non-respect de ces règles. C’est cet équilibre que la sociologie de Durkheim se propose d’étudier, au lieu de fixer aux personnes des maximes auxquelles ils ne se soumettront pas.
Définitions du crime et fonction du châtiment [édition intégrale revue et mise à jour]
Pourquoi le crime existe-t-il dans toute société ? Dans ce texte fondateur, Émile Durkheim révèle que le crime et le châtiment ne sont pas seulement des faits isolés, mais les piliers invisibles de l’ordre social.
Une approche éclairée du sociologue Durkheim sur le crime et la fonction de régulation sociale qu'il implique nécessairement dans les sociétés modernes.
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shield_question Frequently Asked Questions
person_edit À propos de l'auteur
Émile Durkheim (1858–1917) est considéré comme l’un des pères fondateurs de la sociologie moderne. Né à Épinal dans une famille de rabbins, il intègre l’École normale supérieure où il côtoie Bergson et Jaurès. Ses travaux, notamment sur le suicide, la religion et le crime, ont révolutionné l’étude des faits sociaux en les abordant comme des phénomènes objectifs et mesurables. Son approche du crime comme fait social normal et de la sanction comme mécanisme de cohésion sociale reste une référence incontournable.
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La sociologie du crime est un aspect novateur de la pensée de Durkheim. Didier Fassin revient sur l’idée que « c’est le châtiment qui détermine le crime ». Les considérations sur la sanction permettent d’analyser ce qu’il appelle « le moment punitif que traversent les sociétés contemporaines ».
Durkheim considérait le crime dans sa relation à la peine, c’est-à-dire par rapport à la réaction sociale qu’il suscite : « Il ne faut pas dire qu’un acte froisse la conscience commune parce qu’il est criminel, mais qu’il est criminel parce qu’il froisse la conscience commune. »