Jaqcues Brissaud
Jaqcues Brissaud
Une plongée dans un Mai 68 authentique avec trois protagonistes du mouvement, mêlant étroitement des archives méconnues, des témoignages et des réflexions pour ressentir et comprendre l’esprit d’un des évènement phare de notre époque. Mai 1968. Dans Paris insurgé, un groupe d’étudiants fonde, avec l’accord des principaux mouvements qui sont à la pointe de la contestation, un centre d’information et de communication, le CRIU (Centre de Regroupement des Informations Universitaires) dont l’objectif est de recueillir le maximum de documents (tracts, manifestes, livres blancs, affiches…) qui s’élaborent dans l’effervescence du « mouvement » et de faire circuler cette parole vive et native, parfois brouillonne, parfois géniale, souvent très créative et qui mérite en tous cas d’être lue, entendue, considérée. De cette initiative naît un livre publié au Seuil Quelle université ? Quelle société ?, aujourd’hui épuisé. 50 ans après, les principaux protagonistes de cette aventure reviennent sur leurs traces, parlent de l’influence de mai 68 sur leurs parcours de vie et relisent ces textes. Que nous disent ces mots d’il y a un demi-siècle? Comment résonnent-ils aujourd’hui ? Certains discours sont datés, mais d’autres retentissent curieusement dans ce monde en proie à une crise de sens profonde. On ne refera pas Mai 68 (quoique…), mais il n’est certainement pas inutile de boire à nouveau à la source de la dernière grande révolution française, à son insolence, à sa faconde et à son audace joyeuse pour contribuer à débloquer une forme de « créativité politique », sociale, éducative, culturelle… qui fait cruellement défaut en notre époque hyper-formatée.
Marcos Fontanillas, commissaire au Centre Général de la Police Scientifique, à Madrid, vient de créer une brigade qui expérimente des méthodes nouvelles s'appuyant sur les progrès des neurosciences. Il a recruté à cette fin Mila Ferrer, une jeune criminologue spécialisée en neuropsychologie. Alors quand Tomas Esteban, chercheur d'or, de retour du Venezuela, se fait enlever au beau milieu du mariage de sa soeur, c'est l'occasion rêvée pour l'équipe de tester ses pratiques nouvellement acquises. Très vite, un homme d'origine étrangère est arrêté. Problème : il ne semble pas comprendre le castillan. L'IRM peut-elle aider les enquêteurs à déterminer son origine ethnique, son implication réelle dans l'enlèvement d'Esteban, son mobile ? L'enquête mènera Fontanillas et ses co-équipiers à Caracas, puis en Amazonie, sur les terres des Yanomami, peuple qui fut décrit comme étant le plus agressif du monde. Recherches scientifiques, traque au fin fond de la forêt amazonienne, rencontre houleuse avec les indiens, découverte du monde interlope des orpailleurs... rien ne manque à ce polar scientifique mais pas que... En lisant Chasseurs d'esprit, on réalise les progrès insensés de la science et comment la police espère en tirer profit. On découvre les Yanomami, une peuplade rude, sauvage. On participe à une noce dans la chaleur espagnole. On constate les ravages écologiques causés par l'exploitation de certaines ressources. On suit un commando de l'armée traquant les garimperos, (chercheurs d'or). Bref on tremble, on voyage, on apprend, on sourit, on frémit... on se régale.