On commence à lire Vénitiennes au peigne fin en songeant aux Vies imaginaires de Marcel Schwob, ce florilège de biographies rêvées, et l’on comprend que ces femmes ont toutes été peintes sur le vif — même si Lucien d’Azay a dû prendre un malin plaisir à y glisser quelques créatures d’encre et de papier.
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Vénitiennes au peigne fin
À travers une quarantaine de portraits de Vénitiennes, réelles ou rêvées, Lucien d’Azay explore le mythe intemporel de la femme vénitienne.
shield_question Frequently Asked Questions
person_edit À propos de l'auteur
Né en 1966, Lucien d’Azay est romancier, essayiste et traducteur. Installé à Venise depuis 1994, il enseigne le français et consacre une grande partie de son œuvre à explorer les mystères et les figures de la Cité des Doges. Auteur d’une vingtaine de livres, il mêle avec brio biographie, récit de voyage et portrait littéraire, comme en témoignent ses ouvrages Le Faussaire et son double (2009), Un sanctuaire à Skyros (2020) ou encore La Belle Anglaise (2022). Vénitiennes au peigne fin s’inscrit dans cette veine, offrant une galerie de portraits où se croisent réalité et imagination.
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Les pages les plus touchantes portent sur les commesse, cassiere et autres bancarelliste (vendeuses, caissières, marchandes à l’étal), humbles jeunes filles « pimpantes, allègres, spontanées, souvent coiffées d’un chignon, arborant un bustier provocateur ou un tatouage cryptique en bas du dos ».
Aucun cliché sous sa plume, mais des instantanés pittoresques d’une ville qui ne cesse de se cacher pour mieux révéler son mystère à ceux qui le méritent. Les touristes passent, tandis que l’esthète pose son sac pour observer la jouissance à l’œuvre.
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