Mistinguett a publié ses Mémoires deux ans avant sa mort, en 1954. Cette étourdissante autobiographie d'une femme libre avait disparu des librairies. Elle est aujourd'hui rééditée, avec un appareil critique de Bruno Fuligni.
« La reine du music-hall », connue pour avoir assuré ses « belles gambettes » jusqu'à trois millions de dollars, forge ainsi sa légende. Chanteuse, danseuse, meneuse de revue, elle fut aussi comédienne, espionne, directrice artistique du Moulin Rouge, femme d'affaires redoutable - et conduisait sa propre automobile dès 1916.