Comme dans nombre de grands polars, ce qui importe ici est moins le résultat de l’enquête que le cheminement du héros - ou son incapacité à avancer. Personnage récurrent de Leonardo Padura, le Conde a ici trente-quatre ans : suffisamment vieux pour avoir le sentiment d’avoir raté sa vie, suffisamment jeune pour craindre d’en subir les conséquences un moment.
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Passé parfait
La Havane, hiver 1989. Mario Conde, flic désabusé et rêveur, se voit confier une enquête aussi mystérieuse que personnelle : retrouver Rafael Morín, ancien camarade de fac, homme brillant et mari de Tamara, l’amour de jeunesse de Conde.
shield_question Frequently Asked Questions
person_edit À propos de l'auteur
Né à La Havane en 1955, Leonardo Padura est l’un des plus grands écrivains cubains contemporains. Journaliste, romancier, essayiste et scénariste, il est surtout connu pour sa série policière mettant en scène le lieutenant Mario Conde, héros désabusé et poétique, miroir d’une Cuba en crise. Diplômé de littérature hispano-américaine, Padura a reçu de nombreux prix prestigieux, dont le prix Princesse des Asturies (2015) et le prix national de littérature cubain (2012). Son œuvre, traduite dans plus de quinze pays, mêle enquête policière, fresque historique et réflexion sur les utopies trahies.
newsmode Revue de presse
Passé parfait est le premier volet d’une tétralogie, qui se déroule sur une année, 1989, et dont on a déjà lu en France deux volumes (L’Automne à Cuba, et Électre à La Havane). Quatre romans, quatre saisons, quatre affaires à résoudre pour Mario Conde, double alcoolo et mélancolique de Leonardo Padura, auteur cubain de 46 ans (qui n’est, lui, dit-il, ni alcoolo ni mélancolique).
Leonardo Padura s’est mis à l’écoute des « voix populaires et des histoires oubliées ». Dans son œuvre, insiste le jury, l’écrivain a su montrer les contradictions et les lacunes d’une révolution en déclin, dans son propre pays.
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