« Le monde tourne, la croix demeure », telle était la devise des pères Chartreux citée ici par Sylvain Tesson qui renchérit opportunément : « Il faut des radeaux quand les eaux montent », une belle phrase qui tombe à pic… sur les bords de la Seine. Tesson, habitant des quais de la Seine à proximité de Notre-Dame, évoque sa relation quotidienne avec la cathédrale, la qualifiant de « reine mère de sa couvée d’églises ».
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Notre-Dame de Paris - Ô reine de douleur, Ô reine de victoire
15 avril 2019 : le monde retient son souffle devant l’incendie de Notre-Dame. Sylvain Tesson, témoin et voisin de la cathédrale, en livre une méditation poétique et bouleversante, entre effroi, souvenirs et espérance.
À l'esprit, dans l'ordre : l'effroi, les analyses, les souvenirs. L'effroi, c'est l'impensable mêlé au sublime. Les images du brasier sont belles. Beauté horrifique, gravure en fusion de Gustave Doré. Tout homme a un rendez-vous quotidien avec le paysage qu'il habite. Je vis sur les quais de la Seine, entre l'église Saint-Julien-le-Pauvre où fut enterrée ma mère et l'église Saint-Séverin où fut baptisé Huysmans. Notre-Dame est là, tout près, reine mère de sa couvée d'églises. Je séjourne « sous le commandement des tours de Notre-Dame » (Péguy dans Les Sept contre Paris). S. T.
shield_question Frequently Asked Questions
person_edit À propos de l'auteur
Né en 1972 à Paris, Sylvain Tesson est un écrivain-voyageur, géographe de formation, et l’un des plus grands noms de la littérature contemporaine française. Auteur de récits d’aventure (La Panthère des neiges, Prix Renaudot 2019) et d’essais poétiques, il explore les confins du monde et les profondeurs de l’âme humaine. Son style, à la fois lyrique et philosophique, en fait une voix unique pour dire la beauté fragile du monde et la quête d’absolu.
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Tesson, habitant des quais de la Seine à proximité de Notre-Dame, évoque sa relation quotidienne avec la cathédrale, la qualifiant de « reine mère de sa couvée d’églises ». Il décrit les images du brasier comme une « beauté horrifique », comparant la scène à une gravure en fusion de Gustave Doré.
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