« Les privations, les souffrances, les violences, le froid, la faim et les accidents de parcours : Victor Goffart raconte tout. C’était probablement sa façon de résister, de conserver une trace de ces choses-là et de garder pied dans la réalité alors qu’on sait que la guerre peut pousser les gens à perdre leur humanité. »
Journal d'un déporté de la guerre 14-18
Plongez dans le témoignage poignant de Victor Goffart, déporté civil belge en 1916. Son journal intime révèle la dure réalité des camps allemands : faim, froid et solidarité entre détenus.
Curieusement, l'Histoire ne s'est guère penchée sur ces déportations planifiées et les souvenirs mentionnés dans le journal de Victor Goffart rendent un son et un ton très véridiques. Ce document souligne des aspects très intéressants et très révélateurs de la « mentalité du temps », notamment la solidarité et la fraternité dans l'épreuve entre les Flamands et les Wallons et, simultanément, les liens très étroits qui font s'entraider avec ardeur les prisonniers de guerre et les déportés belges originaires du même petit coin très localisé, du même terroir. Une seule citation, reprise dans le journal, traduit très bien cet esprit : « Nous décidons, à neuf camarades de notre petit village, de mêler nos réserves de vivres dans un sac commun et de n'y toucher que chaque soir par parties égales et le moins possible ». Quelle extraordinaire leçon de vie pour nous, lecteurs du XXIème siècle, repus de tant de choses !
shield_question Frequently Asked Questions
person_edit À propos de l'auteur
Victor Goffart, jeune Belge de 22 ans en 1916, fut déporté de force vers l’Allemagne par les autorités allemandes. Originaire d’Havelange, il a consigné dans un journal intime les six mois de captivité qu’il a endurés dans le camp de Soltau, marqués par la faim, le froid et la solidarité entre détenus. Son récit, retranscrit bien après la guerre à partir de ses notes quotidiennes, offre un témoignage rare et précieux sur la déportation des civils pendant la Première Guerre mondiale. Ce document historique, préfacé par l’historien Francis Balace, est aujourd’hui reconnu pour sa sobriété et son authenticité.
newsmode Revue de presse
« Le Journal d’un déporté civil retrace l’aventure d’une de ces victimes collatérales de la Grande guerre. [...] Le récit de Victor Goffart a été retranscrit bien après la guerre, d’après ses souvenirs, recueillis par sa petite-fille Josiane. Il est d’une grande sobriété. La préface de Francis Balace souligne l’intérêt de ce témoignage vrai et utile, comme un petit éclat de marbre, qui compose la mosaïque de l’histoire et lui donne son sens. »
« Victor Goffart a juste 22 ans lorsque, de la façon la plus arbitraire, les autorités allemandes le désignent. [...] Déporté du travail, il va se tenir dans un strict refus d’accomplir la moindre tâche professionnelle, si bien qu’il est interné dans un camp. [...] Des petites histoires qui, mises toutes ensemble, permettent de reconstituer la Grande Histoire. »