Albert Londres exerce un journalisme tout particulier où se mélangent l’observation personnelle, voire affective, une ironie et beaucoup d’humour, un récit oscillant entre l’observation et la narration romanesque, toujours porté par la poésie des fous dont il relate la parole. [...] Le discours fou est un autre discours, mais il ne paraît désobligeant, ridicule, stupide ou inquiétant qu’en rapport avec la norme sociale imposée.
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Chez les fous
1925, France. Albert Londres, célèbre journaliste d'investigation, se fait passer pour fou pour infiltrer les asiles psychiatriques.
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person_edit À propos de l'auteur
Né en 1884 à Vichy et disparu en 1932, Albert Londres est considéré comme le père du grand reportage moderne. Poète à ses débuts, il s’impose comme journaliste d’investigation en dénonçant les scandales de son époque : les bagnes de Guyane, les bataillons disciplinaires d’Afrique du Nord, puis les asiles psychiatriques. Son style, mêlant ironie, humanité et rigueur, a marqué plusieurs générations de reporters. Il a donné son nom au prix Albert-Londres, qui récompense chaque année les meilleurs journalistes francophones.
newsmode Revue de presse
Londres est fulgurant, délesté des pesanteurs dialectiques, il n’aime rien moins que travailler le verbe comme de l’acier, filer l’enquête lorsqu’elle écorne la face d’un monde trop lisse qu’il examine sans cesse. Un mot imprime sa trajectoire : la vérité. Semblable exigence lui coûte beaucoup.
6 mai 1925, une enquête du Petit Parisien « chez les fous », par Albert Londres. Après avoir dénoncé les bagnes de Guyane et Biribi, c’est à une autre forme d’enfermement qu’Albert Londres s’attaque : les asiles d’aliénés.
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